mercredi 7 décembre 2022

Mohamed Hassan Al Joundi : un artiste, une voix

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Cet homme exceptionnel qui fait la fierté du Maroc regorge de potentialités. Son apport artistique dans le domaine du théâtre et du cinéma l’atteste amplement. Acteur, écrivain et réalisateur, Mohamed Hassan Al Joundi reste une valeur sûre des arts audiovisuels marocains au Maroc comme dans le monde arabe.

Mohamed Hassan Al Joundi, chevalier fougueux de la belle époque, descendit de son cheval une fois pour toute un certain février 2017 et rendit l’âme, laissant derrière lui un héritage artistique qui sera commémoré à travers les générations.

Natif de Marrakech en 1938, il est devenu célèbre au Maroc et au monde arabe grâce à sa sagesse, son talent d’acteur ainsi que sa voix résonnante qui accompagna des générations de marocains sur la radio.  Il en était la star, au temps où celle-ci était plus populaire que la télévision et a présenté  l’émission « Kachkoul Al Maghrib » à Londres dans les années 70, qui eu un très grand succès et un nombre important d’auditoires.

Sa voix résonne toujours dans les oreilles de tous ceux qui ont vécu les moments radiophoniques de «Qaiss wa Laila» et «Al Azaliya». Car l’Histoire n’oublie jamais ses hommes. Et Hassan Al Joundi en fait partie. «La consécration de cet homme est une grande considération de l’artiste, en particulier, et de l’art marocain, en général. Surtout des artistes de la taille de Hassan qui ont travaillé dans des conditions très difficiles et se sont confirmés à travers leur créativité sans l’aide de personne, on ne peut que leur tirer chapeau», souligne Abdelkrim Berrchid, dramaturge et critique d’art.

En effet, on ne peut que respecter et considérer cet homme pour son dévouement et son amour pour son art. Son choix artistique et son défi l’ont propulsé à travers les différents rôles qu’il a toujours campés avec professionnalisme et passion. Il fait partie de la génération qui a posé la première pierre de l’art au Maroc. Celle qui a semé l’amour et le bonheur dans les cœurs. Et ce, grâce aux valeurs qu’il a abreuvées au sein de la place Jamaâ Lafna, alors qu’il était encore enfant. D’où son apport créatif très proche de l’esprit du peuple, grâce, également, à son appartenance à la Zaouiya Tijania. Des valeurs et des principes auxquels il est resté fidèle malgré moult tentations. Car sa dignité et sa marocanité étaient pour lui un atout principal dans sa vie d’artiste intègre.

Parmi ses œuvres cinématographiques, on peut citer «Arrissala», «Al Qadisiya», «À l’ombre du pharaon», «Les tambours de la guerre» et «Fil blanc fil noir»…

Cet homme constitue une grande part de notre imaginaire collectif. Des générations successives l’ont apprécié sur les écrans et sur les planches campant des personnages différents aussi bien à la télévision qu’au cinéma, avec des rôles historiques très importants….

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