samedi 26 novembre 2022

Travailler en Israël: le bureau de liaison dément tout lien avec un cabinet d’intermédiation à Casablanca

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Dans son édition du mercredi 24 août, le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribia a constaté une ruée de Marocains à la recherche d’un travail en Israël, spécialement dans le domaine immobilier, devant les bureaux d’un cabinet d’intermédiation à Casablanca. Or, une source diplomatique autorisée au sein du bureau de liaison israélien à Rabat a démenti toute demande de main-d’œuvre marocaine de la part de l’Etat hébreu.

Allant plus loin, la source d’Al Ahdath ajoute que non seulement aucun accord n’a été jusqu’ici signé en ce sens entre le Maroc et Israël mais que, selon la législation israélienne, l’entrée des demandeurs d’emploi en Israël relève de la compétence du ministère de l’Intérieur à Tel-Aviv. Seul ce dernier peut délivrer les attestations donnant le droit aux étrangers de travailler sur le territoire israélien.

Al Ahdath précise que c’est sur la base d’une rumeur faisant état de la signature, en juin dernier, d’une convention maroco-israélienne, que le cabinet d’intermédiation a été ouvert. Ce bureau, sis en plein centre de Casablanca, sur l’avenue Mustapha El Maâni, reçoit quotidiennement, depuis plusieurs semaines, des dizaines de jeunes Marocains venus déposer leurs dossiers pour décrocher un emploi en Israël, jugé très rémunérateur. Ces jeunes ont convergé vers Casablanca à partir de différentes régions du Royaume.

Bien évidemment, des sommes d’argent importantes sont exigées d’avance de ces candidats un peu crédules, à qui on a fait croire qu’un premier groupe de demandeurs d’emploi avait déjà voyagé vers Israël, ce que dément fermement le bureau de liaison israélien de Rabat. Ce dernier précise que le recrutement de la main d’œuvre ne peut se faire sans l’agrément du ministère israélien de l’Intérieur, qui dresse les critères de recrutement de la main-d’œuvre étrangère.

D’ailleurs, toutes les personnes sélectionnées sont soumises à des enquêtes de la part des services de sécurité israéliens, avant la délivrance du visa qui leur permet d’entrer et travailler sur le territoire israélien.

Il est vrai que la ministre israélienne de l’Intérieur, Ayelet Shaked, a promis, lors de sa visite au Maroc en juin dernier, de plancher sur un programme visant à fixer un quota de main-d’oeuvre marocaine en Israël, dans le domaine de la construction immobilière et pour les infirmiers. Mais aucun accord n’a encore été signé à ce sujet, même si le secteur de l’immobilier en Israël a actuellement besoin de 40.000 ouvriers, selon le patron du syndicat des constructeurs immobiliers, relayé par la presse israélienne.

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