samedi 3 décembre 2022

Mohamed Ziane : Les dessous des divagations d’un personnage sulfureux et complotiste

-

Alors que tous les procès le concernant relèvent du strict droit commun (harcèlement, extorsion, chantage sexuel, outrage à des fonctionnaires publics et à la justice, injure contre un corps constitué et diffamation, etc.) et qu’aucun délit d’opinion ne figure dans les dossiers, sur la base desquels Ziane est jugé, ce dernier a toujours tenu à politiser ces affaires, et se fait passer pour « la victime d’un acharnement judiciaire et d’une oppression »!

Habitué des scandales, l’ex-bâtonnier Mohamed Ziane, 79 ans, serait impliqué dans une nouvelle affaire de malversations d’ordre financier relative à des subventions accordées dans le cadre des élections communales et régionales organisées en septembre 2015. Cette enquête a été déclenchée après une plainte de Me Isaac Charia, successeur de Mohamed Ziane, à la tête du Parti libéral marocain.
Selon des sources bien informées, un audit a révélé l’existence de montages financiers douteux concernant des marchés au profit de trois entreprises au nom de Mohamed Ziane et de ses fils, avec la complicité de l’ex-trésorier du parti.
En effet, Ziane et les personnes citées dans l’enquête se sont appropriées des sommes indues totalisant un montant de 1,164 million de dirhams!
Cette nouvelle affaire arrive à point nommé pour démasquer Mohamed Ziane et mettre à nu toutes les contrevérités et les allégations fallacieuses colportées par ce trublion qui a eu recours, récemment, aux réseaux sociaux et à certains sites électroniques et chaines YouTube pour se faire une image de faux opposant persécuté, et ce en publiant des allégations destinées à induire en erreur l’opinion publique nationale, à nuire à l’image des institutions sécuritaires nationales, à sous-évaluer leur action et à semer le doute sur leur rendement…
Désormais les masque sont tombés. Et ceux qui se sont trompés sur la vraie nature de ce don Quichotte, connu par ses élucubrations, vociférations, excitation et hystérie jusqu’à la bave contre tout le monde, doivent se mettre à l’évidence que Mohamed Ziane n’est qu’un avocat sans foi ni loi aux basses besognes.
Ziane n’en est pas à son premier méfait. Avocat et député de la majorité avant d’arriver par surprise, en mai 1994, à la tête du ministère des Droits de l’homme, il était aussi homme d’affaires. En cette qualité, actionnaire d’une compagnie de cars mise en cause pour des «prestations illégales»!
Ziane avait même été condamné en France, le 31 mars 1994, à dix mois de prison ferme puis, devant la cour d’appel de Versailles, à un an avec sursis, et une amende de 160.000 FF(Francs français) avec fermeture des locaux de « Maroc Europa Bus », une société anonyme de transport routier ayant pignon sur rue à Asnières en France, créée en 1987 et qui a été une occasion pour Ziane pour s’enrichir au nom du libéralisme, dont il est un fervent partisan, et du transport de voyageurs et trafic de marchandises interdites!
Depuis, Ziane est devenu célèbre dans les couloires et coulisses des tribunaux, non pas en sa qualité d’avocat, mais en tant que personne impliquée dans plusieurs affaires scandaleuses qui ont défrayé la chronique.
Le dernier scandale en date d’une série d’affaires ayant émaillées le parcours de Mohamed Ziane, écarté de la présidence du Parti marocain libéral au terme d’une vie politique chaotique, est le jugement d’expulsion qui a été réalisé par l’intervention de la force publique, le 27 juin dernier, dans la matinée.
Une opération survenue conformément au jugement rendu le 15 mars 2022 par la cour d’appel de Rabat, dont l’objet est un appartement sis avenue Mohammed V à Rabat, propriétaire du ministère des habous, illégalement occupé par l’ex-bâtonnier en tant qu’annexe de son bureau.
En février 2022, il a été condamné à trois ans de prison ferme à la suite d’une plainte déposée contre lui. Mohamed Ziane était poursuivi pour onze chefs d’accusation, dont ceux « d’outrage à des fonctionnaires publics et à la justice », « injure contre un corps constitué », « diffamation », « adultère » ou encore « harcèlement sexuel »…
En effet, le ministère de l’Intérieur avait déposé en janvier 2021 une plainte « fondée sur des faits matériels concrets, à travers lesquels des institutions de l’Etat ont été offensées via la diffusion d’accusations et d’allégations fallacieuses, sanctionnées par le Code pénal », selon un communiqué officiel.
Dans le cadre de ce procès ayant fait suite à la plainte pour harcèlement sexuel déposée par Najlae Al Faiçali contre Mohamed Ziane, l’ex bâtonnier a été condamné à 3 ans de prison ferme et à une amende de 5000 dirhams assortie de 1000.000 dirhams de dédommagement pour la victime et d’un dirham symbolique pour l’Etat marocain.
L’affaire n’a aucune dimension politique, ni tout autre dimension. C’est une affaire de harcèlement sexuel tout court, doublée de chantage et d’escroquerie…
Récemment, l’Association marocaine des droits des victimes (AMDV) a organisé, une rencontre commémorative en hommage à la défunte Asmaa Hallaoui, l’une des victimes de Taoufik Bouachrine, incarcéré après avoir été condamné à 15 ans de prison pour tentative de viol, agression sexuelle et traite des êtres humains…
Au cours de cette rencontre commémorative organisée, jeudi 31 mars 2022 à Casablanca, la présidente de l’AMDV, Aïcha Guelaâ, a révélé que « les victimes de Bouachrine vont porter plainte contre l’ex-bâtonnier de Rabat, Mohamed Ziane, en raison de ses propos injurieux tenus à l’encontre de feue Asmaa Hallaoui, constituant en cela une grave exaction en matière des droits de l’homme », ajoutant que « Ziane et ses proches ont tenté de tirer avantage des dossiers des victimes pour en faire une affaire politique, mais en vain, car sans aucun fondement solide ».
Même son de cloche du coté de ses confrères. Rien qu’en juillet dernier, l’ex-bâtonnier Mohamed Ziane s’est vu refuser la participation à une réunion des avocats de Rabat. Réunis en assemblée générale le 21 juillet, les avocats du barreau de Rabat ont décidé de ne pas permettre à Ziane de prendre part à leur conclave annuel et se sont fermement opposés à sa présence. Et pour cause, la Cour d’appel a validé en mars 2022 l’interdiction d’exercer prononcée en 2020 contre l’avocat controversé dans le cadre de poursuites disciplinaires, pour divers manquements éthiques. Les membres du conseil ont estimé que la participation de Ziane à l’assemblée ne serait qu’un irrespect à un prononcé judiciaire.
En effet, la cour d’appel de Rabat a prononcé le 31 mars 2022 une interdiction contre l’avocat controversé Mohamed Ziane, soupçonné de plusieurs méfaits et entorses à la profession dont « discrédit jeté sur une décision de justice et complicité en assistant des individus réclamés par la justice. », par conséquent, il ne pourra pas exercer au Maroc pendant trois ans.
Plusieurs retentissantes affaires scandaleuses impliquant Mohamed Ziane ont éclaboussé ces derniers temps son image déjà ternie, dont ses frasques sexuels et ses relations douteuses avec des personnalités peu recommandables, ses scandales immobiliers, sans oublier celui de son fils incarcéré pour trafic illégal de masques anti-Covid-19…
En novembre 2021, la publication d’une vidéo sur YouTube de Mohamed Ziane où on le voyait nu devant une femme dans un hôtel à Salé a provoqué un tollé. Une séquence que Ziane avait niée mais dont l’authenticité est vérifiée. La femme n’est que sa « cliente », Ouahiba Khourchech, une ex-officier de police, actuellement en fuite aux États-Unis.
Au lieu de se plier à la loi et reconnaitre les faits, Mohamed Ziane a fait de son acharnement contre les institutions nationales, notamment sécuritaires et judiciaires, un fonds de commerce en n’hésitant plus à pousser l’audace de la défiance des plus hautes autorités du royaume, et ce dans le cadre de nombreuses sorties médiatiques…
Ce délire de persécution s’est aggravé chez lui depuis que son fils a été condamné en octobre 2020 avec d’autres coaccusés à une peine de 3 ans ferme, assortie d’une amende de 30.000 DH, dans une affaire de livraison à une clinique de Marrakech d’une cargaison de faux masques anti-covid-19.
Il fine, il est à rappeler à ce personnage sulfureux et complotiste que, les véritables militants politiques ont été poursuivis en justice pour avoir défendu des positions, des valeurs et des causes nobles et non pas pour harcèlement sexuel, dépravation ou débauche…

- Advertisment -