samedi 1 octobre 2022

Que l’Algérie s’autoproclame première puissance militaire en Afrique du nord, le Maroc s’en fiche royalement

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L’écrivain-journaliste Talaâ Saoud Al Atlassi estime que le fait que l’Algérie s’autoproclame première puissance militaire en Afrique du nord ne représente rien pour le Maroc qui n’est pas concerné par le jeu de la compétition.

Dans une chronique publiée, mercredi, sous l’intitulé  »Le délire, arme ultime des généraux d’Alger contre le Maroc », en réponse à un article paru dans le quotidien algérien  »Achourouk » qui a révélé que  »des rapports successifs de l’Institut International de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) ont montré que l’Algérie consacre un budget qui représente le double de celui du Maroc pour l’armement, devenant ainsi la première puissance militaire en Afrique du Nord ».

Tout en félicitant sur un ton ironique l’Algérie pour son auto-proclamation première puissance militaire, le chroniqueur souligne que le Maroc n’a nullement l’intention de lui disputer ce rang et cette identité.

Et de relever que l’article du quotidien  »Achourouk » illustre bien l’hostilité des généraux du régime algérien et leur haine envers le Maroc, laquelle haine est érigée en une véritable ligne éditoriale dans une presse aux ordres, qui résume l’actualité au Maroc aux catastrophes et autres crimes somme toute ordinaires dans toutes les sociétés et les pays et ce, dans une démarche qui cherche à nuire à son image alors que les succès édifiants du Royaume sont passés à la trappe comme tout récemment l’organisation sans faute de la CAN féminine de football.

Et de noter que les succès du Maroc enragent toujours les généraux d’Alger qui n’arrivent pas à dissimiler leur agacement, recourant aux cabales médiatiques en guise de défouloir.

Il souligne que Amar Belani est visiblement très irrité par le nombre qui va crescendo des consulats inaugurés à Laâyoune et à Dakhla, des représentations diplomatiques qu’il considère comme  »fantômes » et une opération de propagande financée par le ministère marocain des Affaires étrangères, exécutant ainsi les ordres de ses employeurs, très épouvantés par la multiplication des consulats inaugurés.

Il ajoute que Belani fait ainsi semblant d’ignorer que les pays ayant inauguré des consulats, pour la plupart africains dont le Sénégal, sont courtisés par les généraux d’Alger pour voter avec eux au sein de l’Union africaine tout comme les Émirats-Arabes-Unis, un pays qui pèse d’une manière conséquente sur les décisions politiques à l’échelle mondiale et dans le domaine énergétique.

 »En visant le Maroc, Belani vise aussi de nombreux autres pays qui entretiennent des relations avec l’Algérie. Ce qui met le ministre algérien des affaires étrangères dans une situation délicate à vouloir éteindre l’incendie provoqué par M. Belani dans son entêtement à dénigrer les réalisations du Maroc, un Royaume bien déterminé à favoriser un règlement pacifique, sérieux, réaliste, durable et mutuellement acceptable du conflit artificiel autour du Sahara marocain », écrit-il.

Le journaliste fait remarquer, à ce propos, que M. Belani navigue en eaux troubles, bien loin du processus de règlement pacifique qui bénéficie aujourd’hui d’une adhésion de la communauté internationale et ne tenant pas aussi compte des avancées démocratiques au Maroc et de la participation effective des populations dans les provinces du sud à toutes les échéances électorales et ce, depuis 1977.

Pour lui, « il ne fait que se répéter en mettant en doute la représentativité des élus sahraouis, qui ont à maintes reprises rencontré les envoyés spéciaux du Secrétaire général des Nations-Unies et c’est eux qui ont aussi pris part aux négociations et tables-rondes tenues sous l’égide de l’ONU à Genève, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité ».

Il affirme, en revanche, que la force du Maroc réside dans le réalisme et la crédibilité de sa proposition audacieuse d’autonomie présentée en 2007, laquelle proposition a été entérinée dans les précédentes résolutions du Conseil de sécurité jusqu’à l’adoption de la dernière résolution, l’automne 2021, qui appelle l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations-Unies au Sahara, Staffan De Mistura à considérer la proposition d’autonomie comme une base de règlement de ce conflit.

Et d’assurer que  »le Maroc triomphera au bout du compte, étant attaché à son droit légitime et fort de l’adhésion de la communauté internationale ainsi que du cours favorable de l’Histoire, alors que les généraux d’Alger n’auront qu’à s’occuper du comptage de leur arsenal militaire et d’encaisser les déceptions et les insuccès diplomatiques et politiques ».

Et de conclure que  »le Royaume du Maroc est un État civil et pacifique qui promeut la paix dans la région. Le Maroc est bien déterminé à instaurer un État social et démocratique, sans prétention aucune pour le classement dans la région et dans le monde. Un État au service du peuple, des objectifs du développement et de la paix dans le monde, sans être hostile à l’égard de ses voisins comme c’est le cas de l’+Etat+ des généraux d’Algérie qui n’est en fait qu’un État militaire ».

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