mercredi 7 décembre 2022

La Malédiction des frontières: Quand les pseudos révolutionnaires défendent le pire crime du colonialisme

-

Tous les colonialismes sont ignobles, méprisables. C’est une vérité que personne ne peut remettre en cause. Mais, même au sein de cette vérité déchirante, il y a des degrés de répugnance et d’atrocités. Le colonialisme français est, sans nul doute, le plus effroyable, rapace, prédateur, insatiable… Là où les colons français ont mis les pieds, ils n’y ont laissé que des cicatrices béantes et des bombes à retardement qui continuent, jusqu’à nos jours, à faire des victimes et causer des dégâts incalculables. Avant de partir, le colonialisme français incruste ses pions, pose ses pièges, met en place ses réseaux mafieux pour assurer sa mainmise sur les richesses de ses anciennes colonies des décennies durant, quitte à utiliser les moyens louches les plus condamnables (assassinat de chefs d’Etat, coups d’Etat à répétition, provocation de guerres civiles, chantage, pression de tout genre…). Bref, le colonialisme français est une sorte de tique qui s’incruste dans la peau, y pénètre, et ne s’arrache qu’à coup de douleur et de sang.

Désintégrer un Royaume gênant

Puissance régionale incontestée en tant qu’Etat structuré, indépendant et souverain durant des siècles sans interruption aucune, avec une position géostratégique d’une importance fort enviable, le Maroc est un exemple concret de ce cynisme colonial. Lors de la conférence d’Algésiras au début du vingtième siècle, les principaux Etats européens, pour assouvir leurs convoitises coloniales et casser ce concurrent gênant, se sont entendus pour partager notre pays en plusieurs zones entre les deux puissances coloniales les plus méprisables de l’histoire : la France et l’Espagne.

L’objectif de cet émiettement étant de briser cet Etat millénaire à jamais en le transformant en une multitude de micros entités… Sept zones pour être plus précis : le nord, Sidi Ifni, Tarfaya et le Sahara marocain sous contrôle espagnol, le centre et la Mauritanie concédés à la France. Pour couronner le tout, la ville de Tanger, qui abritait les représentations diplomatiques, était soumise à un statut international et mise sous administration conjointe de neuf Etats : France, Espagne, Royaume-Uni, Portugal, Italie, Belgique, Pays-Bas, Suède, États-Unis. Rien que ça !!!! Une mine de cynisme à ciel ouvert.

L’intention des européens était claire : créer dans chacune de ces zones un Etat croupion à la merci de leurs convoitises. Autrement dit, faire de chacune de ces zones un œdème constamment douloureux pour gangréner à jamais toute ambition de notre pays ou, du moins comme l’avait si bien exprimé l’ex président algérien boukharrouba, faire de ces zones autant de pierres dans la botte du Maroc afin d’empêcher sa marche inexorable pour renouer avec son passé glorieux. Conscient de la gravité de ce stratagème satanique, Feu SM le Roi Mohammed V en coordination étroite avec le mouvement national marocain dès sa création, a fait de la préservation de l’intégrité territoriale et l’unité nationale de notre pays une priorité absolue.

Croyant que l’Algérie, qui n’a jamais existé jusqu’alors en tant qu’Etat, et encore moins en tant que nation, allait rester éternellement sous son contrôle, la France a décidé, plus tard, de découper une bonne partie du territoire marocain pour le rattacher à sa colonie algérienne. Il s’agit notamment, des régions de Béchar, Tindouf, Gourara, Knadssa, Touat, Tidikelt… qui se trouvent jusqu’à aujourd’hui sous occupation algérienne. Les chefs militaires de la révolution algérienne ( !!!) (groupe d’Oujda), qui ont chassé leur gouvernement provisoire (GPRA) pour prendre les rênes du pouvoir par la force des armes, ont renié l’accord signé par ce même gouvernement avec le Roi du Maroc. Lequel accord stipule que  les problèmes frontaliers entre les deux pays seraient résolus par la négociation dès que l’Algérie aurait acquis son indépendance.

Une reconnaissance claire de la marocanité desdits territoires et confirmée par un engagement on ne peut plus solennel pour les restituer au Royaume dès l’indépendance de l’Algérie. C’était du moins la lecture et l’intention des autorités marocaines.

A cet égard, il serait utile de rappeler la position noble de notre pays, au lendemain de son indépendance, lorsque le Roi du Maroc a refusé de succomber à l’offre, au demeurant alléchante, des autorités coloniales françaises de cesser Son aide à la résistance algérienne, en Lui rétrocédant, en contrepartie, l’intégralité de Ses territoires rattachés à l’Algérie. En sa qualité de voisin digne, solidaire et loyal, le Maroc a tout simplement rejeté ce marchandage et préféré poursuivre son soutien inconditionnel au combat du peuple algérien, tout en s’engageant à ne discuter le problème du tracé des frontières qu’après l’indépendance de ce pays, avec un gouvernement souverain. Autrement dit, le Maroc a fait confiance à des interlocuteurs qu’ils croyait de bons et loyaux voisins, et qui se sont avérés perfides, lâches, félon et malhonnêtes …

Le Maroc s’est, depuis lors, retrouvé face à une succession de gouvernements algériens putschistes, renégats, fielleux, déloyaux, qui ont fait de leur haine à l’égard du Maroc et de sa monarchie leur doctrine vitale/virale et leur raison d’être pour se maintenir au pouvoir. Pire que le stratagème colonial. Normal. Les « généraux », les vrais dirigeants du pays, se sont engagés depuis l’indépendance de leur pays dans une chevauchée aussi folle que stupide, non pour se développer, mais pour tenter de briser notre pays et l’empêcher d’avancer, au risque de ruiner leur peuple et de tenir en otage toute la région du Maghreb dans un climat de suspicion et de tension extrême. Cette situation ne fait qu’empirer d’année en année.

Incapables d’assurer une gestion saine des énormes richesses de leur pays et faute de pouvoir avancer, ils ont choisi d’entraver la marche de développement de leur voisin pour tenter de le maintenir à leur niveau de précarité et de désolation. Au lieu d’investir leurs rentes pétrolières et gazières pour bâtir leur pays et mettre en place les premiers jalons de leur histoire (ils n’ont aucun repère historique), ils ont choisi de dilapider des milliards de dollars pour tenter de détruire leur voisin marocain. Généralement, les pays rivaux s’engagent dans une compétition pour tirer, chacun  son pays vers le haut. Chacun aspire à être mieux que l’autre. Avec les « généraux » algériens, c’est pratiquement le contraire. Ils coulent et ils tiennent à trainer tout le monde avec eux dans les fins fonds de l’abîme. On n’a jamais vu des dirigeants politiques aussi suicidaires dont l’unique vocation est de détruire leurs voisins. C’est ce qu’on appelle l’abrutissement politique. Un précédent dans l’histoire moderne.

Du coup, c’est toute la région du Maghreb et du Sahel qui paie le prix fort, et pas seulement le Maroc, quoique notre pays avec sa monarchie constitue incontestablement leur principal cauchemar parce qu’il est le seul capable de leur tenir tête et surtout de les narguer et de les laisser se noyer dans leur propre venin. Mais, allez quand même, demander aux Maliens, aux Nigériens, aux Mauritaniens et aux Tunisiens la nature de leurs relations avec ce régime exécrable malgré les déclarations pompeuses et théâtrales.

Cependant, on peut aisément les comprendre. Car,  sur le plan psychique, cette attitude puérile est, en fin de compte, l’expression manifeste d’un complexe maladif d’un « nouveau-né », de surcroît créature du colonialisme et sans aucune référence historique, qui se trouve obligé de vivre à l’ombre éternel d’un colosse, un grand Etat multiséculaire, avec une histoire glorieuse. Un parvenu de l’histoire à l’ombre de l’un des pays les plus vieux et les plus prestigieux du monde. C’est ce syndrome d’infériorité qui explique, en partie, les agissements pathologique des autorités algérienne. Le soutien excessif aux milices séparatistes du polisario depuis près d’un demi-siècle à coup de centaines de milliards de dollars, est l’illustration parfaite de cette obsession aussi incommensurable qu’injustifiée.

Le Maroc, grande victime de la malédiction des frontières

Il suffit de jeter un coup d’œil rapide sur la carte du continent africain pour constater cette aberration insoutenable léguée par la colonisation française, avec ce qu’on peut désormais appeler : « la malédiction des frontières ». Des frontalières sous forme de lignes droites sur des milliers de kilomètres, tracées au crayon et à la règle dans des bureaux quelque part en Europe, loin de la réalité sur le terrain. Le partage se faisait d’abord sur de simples cartes avant de le façonner/l’imposer par la force des armes sur le terrain, éparpillant ainsi «des groupes consanguins, les éloignant de leurs territoires de rituels, de culture, de chasse et de pêche ».

Selon certaines études, « plus de 177 peuples ou groupes ethniques (en Afrique) se sont retrouvés éparpillés à travers plusieurs Etats. Les nouvelles frontières établies renferment des communautés peu homogènes, voire antagonistes, chargées souvent de multiples forces explosives. Les frontières coloniales, nouvelles données géopolitiques, constituent un marqueur rigide de l’espace politique et social africain. C’est désormais par rapport à des espaces délimités par des ‘frontières lignes’ que s’exerce le pouvoir». (https://www.diploweb.com/Frontieres-africaines-1964-2014.html)

C’est ainsi que les criminels qui ont redessiné les cartes de ces régions ont charcuté des pays entiers, démembrant, ainsi, des Etats jadis unis, fractionnant des tribus qui ont toujours vécu ensemble, éparpillant des familles jamais séparées, isolant de larges couches de la population de leurs marchés, leurs racines, leurs lieux de culte et de pèlerinage…

D’ailleurs, dès leur indépendance, de nombreux Etats africains se sont retrouvés au sein d’une spirale de « contestations de frontières » qui se sont souvent traduits par des guerres meurtrières.

Les génocides et les massacres odieux commis par la France dans ses colonies ne sont rien en comparaison avec ces bombes à retardement que cette dernière a laissé sur place avant son départ. Eu égard à sa gravité, ce traçage aberrant de frontières imposées n’a pas manqué de créer un débat houleux entre les pays africains au lendemain de leur indépendance, entre ceux qui acceptent le fait accompli et ceux qui s’y opposent. Les uns appelaient à corriger l’aberration du tracé territorial colonial pour retourner à la situation d’avant l’occupation afin de solder définitivement l’héritage colonial et respecter la légitimité et l’intégrité territoriale des pays. Car, selon eux, « les assises territoriales des Etats africains nés des arrangements coloniaux, ne tenaient pas compte des spécificités propres qui devaient être essentielles à la cohésion sociale et au renforcement de l’unité en leur sein. Pour dénoncer ce partage préjudiciable à la viabilité durable des Etats, les dirigeants africains, favorables à la remise en cause des frontières, se sont regroupés dès 1963 au sein du ‘groupe de Casablanca’. Ils voulaient une refonte des frontières africaines» héritées du colonialisme.

Les autres, généralement des entités nouvellement créées sur de vastes portions de territoires volées aux voisins, « souhaitaient le maintien du tracé hérité de la colonisation ». A en croire les dirigeants de ce groupe, appelé ‘groupe de Monrovia’, le statu quo territorial avait comme objectif la stabilité des frontières coloniales, permettant de sécuriser les confins des Etats africains nouvellement indépendants (sic). Ceci pour consolider les nations et, à terme, réussir à les transformer en Etats-nations (resic). Il paraissait donc sage et prudent de maintenir le legs territorial colonial, condition sine qua non d’une paix entre les Etats et en leur sein et de possibilités de développement réel ». (https://www.diploweb.com/Frontieres-africaines-1964-2014.html)

« … et, à terme, réussir à les transformer en Etats-nations » !!! La clé du problème réside dans cette partie de la phrase. En fait, c’est un aveux clair et net. Cela veut dire que les entités concernées (« groupe de Monrovia ») ne sont pas encore des Etats, et encore moins des Nations. Ils aspirent à le devenir. Normal. La plupart d’entre eux sont des parvenus de l’histoire et n’ont jamais existé.

Cela veut dire aussi que les membres de ce groupe veulent imposer aux pays africains une notion purement colonial : celle de défendre le tracé/piège légué par les autorités d’occupation pour embourber les Africains dans des conflits interminables, les laissant ainsi à la merci des anciennes puissances coloniales qui monnaient (encore et toujours) leur soutien à ces entités en contrepartie des richesses dont elles regorgent. Autrement dit, les pays appartenant au « groupe de Monrovia » ne sont autre que le reliquat des anciennes puissance coloniales et leurs subalternes sur place. Pour dissimuler leur jeu, il se cachent derrière des slogans pseudo révolutionnaires tout en qualifiant leurs adversaires de tous les termes péjoratifs. C’est exactement le rôle joué par l’Algérie actuellement.

En imposant ces frontières factices, la colonisation française a créé des entités fantoches qui n’ont jamais existé au mépris des moindres règles de la légitimité et du droit international, dont les dirigeants français n’arrêtent pas de nous harceler. Qu’importe. Ce sont les puissances coloniales qui fixent, à leur convenance, les bases de cette légitimité, ainsi que les limites du droit international, de manière à ne servir que leurs intérêts. Même quand elles sont en porte à faux avec les bases élémentaires de cette légitimité taillée sur mesure pour elles, elles trouvent toujours des parades ridicules pour passer outre.

Le cas des frontières en lignes droites tracées par les criminels de guerre français pour délimiter illégalement les espaces du Maroc avec l’Algérie et la Mauritanie est sans conteste l’exemple le plus aberrant et le plus douloureux de l’histoire de la vague coloniale du 19ème et du 20ème siècle. Leur objectif était d’affaiblir notre pays en créant de nouvelles entités sur un territoire légalement et historiquement marocain. Des entités bâtardes, dont on ne trouve aucune trace dans l’histoire de la région ou de la planète même. La France en a décidé ainsi… au dépend de la souveraineté du Maroc.

L’émiettement n’était pas le seul stratagème utilisé par la France pour miner des Etats souverains. Dans d’autres pays (de petite taille) où elle n’avait plus rien à émietter, elle a injecté des cocktails explosifs à jamais, en montant des entités politico-religieuses internes les unes contre les autres et en les obligeant à coexister au sein du même pays dans le cadre de règles imposées au mépris de toute logique . Pour assurer la pérennité de sa mainmise sur le pays, elle lui a suffi d’avantager l’un des clans qui lui est inféodé, en lui assurant des avantages aussi bien politiques qu’économiques au détriment des autres. Une cohabitation déséquilibrée quasiment impossible, parce qu’injuste et inacceptable, qui finit toujours par une confrontation fratricide. Autrement dit, d’une hostilité politico-religieuse larvée, on peut à tout moment passer sous des prétextes le plus souvent futiles, à une confrontation ouverte, sur fond d’intérêts claniques. Dans ce cas, la puissance coloniale, en l’occurrence la France, se présente comme le sauveur incontournable. Le cas du Liban constitue l’exemple parfait de l’œuvre empoisonnée léguée par «mama França» à l’une de ses anciennes colonies.

Pour s’en assurer, il n’y a qu’à voir la tragédie vécue par ce pays transformé par l’occupation française en un baril de poudre qui a déjà explosé plusieurs fois et qui risque de déflagrer encore à tout instant.

Avant de partir, l’occupation française a bien verrouillé le jeu politique de ce pays en installant un système multiconfessionnels (constitution de 1926), qui partage le peuple libanais, non en partis politiques de diverses convictions idéologiques, mais en fractions religieuses où chacune de ces fractions dispose d’une milice armée. Certaines de ces milices disposent de combattants mieux entrainés et équipées d’armes plus sophistiquées que l’armée libanaise officielle. De même, les sièges du parlement ne sont pas acquis par le suffrage universel. Ils sont plutôt « réservés » ( !!!) en fonction des confessions et des régions. Comment, dès lors, un gouvernement central peut-il se faire respecter et appliquer la loi pour tous ?

Conséquence logique de ce fatras, la loyauté de cette mosaïque de fractions hétéroclites et manipulables à outrance ne va pas à la patrie libanaise, mais obéissent aux intérêts de forces politiques étrangères dans le but est d’acquérir un éventuel soutien. Résultat tragique de cette partition machiavélique, le Liban se retrouve écartelé entre plusieurs puissances étrangères, dont la France et l’Iran notamment, qui ont transformé ce pays en un champ de bataille par procuration. Un pays piégé où les préoccupations vitales et quotidiennes des Libanais constituent le derniers soucis des chefs de ces fractions quasi mafieuses, qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels, familiaux ou claniques.

Les responsables français (toutes tendances confondues), qui se sont succédés depuis à l’Elysée, n’ont jamais dérogés à cette règle. Leur mission est simple : gérer des magmas explosifs en maintenant, par la force des armes, leurs pions à la tête de certains pays prétendument indépendants, en contradiction flagrante avec leurs slogans relatifs aux droits de l’homme, à la souveraineté des Etats et à la légitimité internationale.

Cette stratégie du grand banditisme étatique est odieusement appliquée dans de nombreux pays d’Afrique de l’ouest où les services de renseignement français tiennent en laisse un certain nombre de dirigeants. Depuis le départ illusoire de l’occupation française de la région, la France déploie tous les stratagèmes dans le but de maintenir au pouvoir ses pions. Pour assouvir ses convoitises et continuer à piller les richesses de ces pays, elle n’hésite devant rien, quitte à provoquer des troubles dans les régions concernés et renverser les dirigeants désobéissants, voire même les assassiner pour donner l’exemple à quiconque serait tenté de contrevenir aux « instructions » de l’Elysée.

Les exemples sont nombreux et se ressemblent. Au mois d’avril 2021, le président Macron s’est déplacé dare-dare à N’Djaména pour superviser en personne « l’intronisation » d’un nouveau chef militaire à la tête du Tchad, suite à la mort plus que suspecte de son père, en violation flagrante des lois de ce pays. Sa présence au Tchad en ce moment crucial pour l’avenir du peuple tchadien, à elle seule, est une ingérence inacceptable dans les affaires internes de ce pays. Apparemment, l’avis des Tchadiens ne compte pas quand il s’agit de maintenir ce pays sous le joug de la domination française. La présence de Macron en personne montre à quel point l’enjeu est important pour les intérêts de la France. Et tant pis pour le peuple tchadien si la France le contraint à vivre encore sous le joug d’une junte militaire qui lui a été imposée et qui va le priver de ses richesses naturelles pour une durée indéfinie.

Un mois plus tard, le même Macron n’a trouvé aucune gêne en se contredisant publiquement quand il s’est opposé farouchement à la prise du pouvoir par un groupe de jeunes officiers au Mali. Le « crime » commis par ces derniers est qu’ils n’ont pas essayé d’avoir l’aval de l’Elysée pour accéder au pouvoir. Leur volonté manifeste de se débarrasser de la main mise française n’est un secret pour personne. C’est un affront inacceptable pour Paris. C’est aussi et surtout un exemple de courage qui risque de faire tache d’huile dans la région, hypothèse que Paris ne peut tolérer.

Alors, comment la France peut-elle expliquer cette contradiction troublante : imposer une junte militaire au pouvoir au Tchad et dénoncer la prise du pouvoir par une autre junte militaire au Mali ?

Démembrer des Etats séculaires pour les affaiblir

Le fractionnement d’Etats séculaires, comme le Maroc, n’était pas une décision fortuite. Les puissances coloniales visaient ainsi plusieurs objectifs. D’abord, démembrer des pays « gênants » pour faciliter leur contrôle, conformément à l’adage inconvenant : diviser pour mieux régner ; ensuite, créer des micros « Etats » ayant constamment besoin de protection en échange du pillage de leurs richesses ; et enfin, semer les germes de conflits éternels dans les régions concernées, sur le court, le moyen et le long terme. Autrement dit, embourber les régions concernées dans des conflits sans fin pour les laisser éternellement en retard, c’est à dire, à la merci des ex puissances coloniales. C’est exactement ce qui se passe actuellement dans la région du Maghreb, du Sahel et de l’Afrique de l’ouest, c’est-à-dire les ex colonies de la France.

Ainsi, le Maroc, qui a fait les frais de cette stratégie machiavélique, se trouve contraint, depuis son indépendance, de supporter les conséquences désastreuses de ce maudit héritage colonial. D’abord, la France a créé une nouvelle entité sur une superficie de près d’un million de kilomètres carrés sur la partie sud de son propre territoire. Ensuite, elle a découpé de vastes surfaces riches pour les rattacher à l’Algérie, un voisin qui souffre de trois maladies incurables : le bellicisme, la cécité et l’inaptitude chronique. Aujourd’hui, elle joue la carte du Sahara marocain pour faire chanter notre pays.

La France a commis un crime colonial quasi parfait dans la région du Maghreb. Sa seule déconfiture dans cette stratégie satanique, c’est son échec cuisant dans ses tentatives de vouloir imposer ses dirigeants fantoches dans un pays ancestral, le Maroc, oubliant qu’elle avait à faire à une monarchie séculaire et ancrée dans l’histoire de notre pays. Pour preuve, c’est le peuple marocain qui est sorti dans la rue pour chasser, à coup de pied derrière, les marionnettes que la résidence générale voulait lui imposer et réclamer le retour de son Roi légitime.

D’ailleurs, depuis son retour triomphal, la famille royale s’est immédiatement consacrée à déconstruire la stratégie machiavélique de l’ex puissance coloniale dans notre région, en entrant souvent en confrontation ouverte avec les dirigeants français de différentes « espèces politiques », de la gauche à la droite en passant par le centre. Tous animés par leur instinct de voleur et orientés par les mêmes gènes racistes et les mêmes ADN « suprémacistes », dont l’exécution sur le terrain diffère uniquement par un discours hypocrite et un vocabulaire  fallacieux qui ne trompe plus personne.

L’autodétermination ou l’art du chantage à l’algérienne

Ce processus diabolique ne s’est pas arrêté là. Loin s’en faut. Les deux ex puissances coloniales qui se sont partagées la Maroc, l’Espagne et la France, ont trouvé sur place un stipendié docile (l’Algérie) pour exécuter leur sale besogne. Depuis près d’un demi-siècle, elles tentent d’amputer notre pays de son Sahara, qu’ils appellent occidental, en se cachant derrière des slogans, jadis nobles, aujourd’hui manipulés pour servir des objectifs hégémoniques, faire chanter les autres ou porter atteinte à l’intégrité territoriale des pays. Le comble est que les trois pays tentent, chacun à sa façon, d’appliquer au Sahara marocain par la force des armes, ce qu’ils refusent d’adopter chez eux. Il s’agit du principe du droit à l’autodétermination.

En effet, les trois pays refusent de tester, chez eux, les conséquences néfastes d’une application mafieuse de ce principe. Ils ont tous des régions entières de leurs territoires qui réclament, parfois au moyen des armes, leur droit légitimes à l’indépendance : la Corse pour la France ; la Kabylie, le Chaouia, le sud Touareg, entre autres, pour l’Algérie ; la Catalogne, le pays basque, les îles Canaries, l’Andalousie pour l’Espagne, en plus de Gibraltar que Madrid continue de réclamer malgré le rejet massif par les habitants de ce rocher de la moindre souveraineté espagnole.

Lors d’un référendum d’autodétermination organisé le 7 novembre 2002 pour savoir si la population de ce rocher acceptait une souveraineté partagée entre Madrid et Londres, 98,97% des votants ont rejeté cette option de partage, refusant ainsi toute immixtion de l’Espagne dans les affaires de ce rocher. Une véritable claque pour les dirigeants ibériques. Un véritable plébiscite.

Les images du matraquage par les forces de sécurité envoyées de toutes les régions d’Espagne pour tabasser les catalans qui se sont massivement mobilisés dans des queues interminables pour voter au profit de l’indépendance de leur région, ces images avec une violence inouïe ont fait le tour du monde, en plus d’une vague d’arrestation des leaders indépendantistes, qui a dépassé dans ses excès les rafles organisées par le régime franquiste lui-même.

Autrement dit, ce que les autres se permettent pour défendre leur intégrité territoriale est refusé pour le Maroc.

Ces trois pays font tous une interprétation estropiée du principe de l’autodétermination qui ne peut aboutir, selon eux, que sur le détachement du territoire concerné et son indépendance. Cela est d’autant plus lamentable pour eux, notamment pour les dirigeants algériens, car ils semblent oublier que la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (Résolution 1514), adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1960, stipule clairement dans son paragraphe 6 que : « Toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies ». C’est, en l’occurrence, le cas du Sahara marocain que l’Algérie veut amputer pour en faire une fenêtre sur l’Atlantique.

Au lieu de balayer, d’abord, devant leur porte pour donner l’exemple aux autres en appliquant ce principe dans leur propre pays, Alger et Madrid se battent corps et âme pour imposer l’organisation du référendum au Sahara marocain, tout en reniant ce même droit pour les habitants de certaines de leurs régions. Au même moment, la France, qui a tout manigancé lors de sa présence coloniale au Maghreb et qui connaît parfaitement la vérité (c’est elle qui a créé ces problèmes), refuse toujours de reconnaître officiellement la marocanité de ce territoire. Pire encore, elle refuse de déclassifier les archives qu’elle a emportés avant de quitter le Maroc, documents qui prouvent, sans le moindre doute, l’appartenance du Sahara aussi bien « occidental qu’oriental »  au Maroc.

Ce constat est confirmé, preuves à l’appui, par un travail minutieux de Frank E. Trout, professeur à l’université de Harvard, suite à 8 années de recherches avec deux autres collaborateurs. Menée sous le patronage du « Comité d’études africaines » de l’université Yale (USA), cette recherche est la plus documentée jamais entreprise par des chercheurs étrangers sur le problème du tracé des frontières marocaines par le colonialisme.

Sur les 554 pages que compte ce livre intitulé « Morocco’s Saharan Frontiers », 92 sont consacrées à des cartes détaillées et 34 à la bibliographie, soit le quart du document. A l’exception de l’introduction (4 pages) et de la conclusion (13 pages), le contenu de ce document est consacré entièrement à des rappels historiques, des des documents et traités officiels, des données techniques et géographiques et des références sur des cartes topographiques que l’auteur a pu se procurer. C’est dire la diversité et la richesse de cette recherche, qui confirme sans le moindre doute la marocanité des territoires concernés.

Publié en 1969 en Suisse (première édition, Librairie Droz), soit la même année que le retour de l’enclave de Sidi Ifni au Maroc et 4 ans avant le lancement des autorités espagnoles franquistes dans leurs manœuvres visant à créer un Etat croupion au Sahara marocain, le livre souligne la justesse des revendications marocaines concernant ses provinces du sud et ses territoires à l’est, contrôlés actuellement par l’Algérie. Les évènements qui ont suivi cette publication et qui continuent de secouer la région 53 ans après, donnent aux conclusions de cette recherche toute sa pertinence.

Des frontières illégalement imposées, toujours dénoncées par le Maroc

L’une des principales conclusions de ce travail est que la France assume une grande part de responsabilité dans le conflit territorial latent et interminable entre le Maroc et l’Algérie. Selon ce chercheur, « l’administration coloniale française a rattaché à l’Algérie des régions entières alors qu’elles étaient, des siècles durant, sous administration marocaine, notamment au moment de leur conquête ». Et de rappeler que les autorités marocaines n’ont jamais reconnu ce fait accompli et, au contraire, ont toujours insisté sur la nécessité de préserver l’unité national et l’intégrité territoriale du pays «formellement garantie par la France et les puissances signataires de l’acte d’Algésiras et par d’autres traités internationaux ».

Rappelant que « les français, au moment de l’indépendance du Maroc, ont emporté avec eux presque la totalité des archives du protectorat », l’auteur souligne que « le gouvernement marocain était alors incapable de savoir ce qui s’est passé pendant 40 années du protectorat. Il ne savait pas que l’administration du protectorat avait, à maintes reprises, défendu le droit du Maroc à une partie du Sahara et n’avait aucune idée des circonstances dans lesquelles ce territoire saharien avait été cédé à l’Algérie ».

En conclusion, le chercheur met en avant « trois chefs d’accusation que le gouvernement marocain pourrait faire valoir aujourd’hui :

  1. Les puissances signataires de l’acte d’Algésiras, en particulier la France, n’ont pas honoré leur obligation de garantir l’intégrité territoriale du Maroc ;
  2. Le contrôle par l’Espagne de Saquiet El Hamra est illégal et ne peut être justifié à la lumière de la reconnaissance internationale du droit du Maroc sur cette zone ;
  3. En 1962, le gouvernement algérien a pris possession d’un territoire de la France que la France avait reconnu légitimement marocain ».

« Ce qui est certain, souligne le chercheur, c’est que la configuration actuelle des frontières dans le Nord-ouest du Sahara n’est guère un arrangement favorable à une paix durable. Toutes les divisions territoriales sont des limites de facto. Il n’y a pas eu d’accord international entre ces pays concernant leurs frontières sahariennes ». Dès les premières lignes de son introduction, le chercheur précise que «  les frontières sahariennes du Maroc ne sont ni reconnues, ni acceptables pour le gouvernement chérifien. Ces frontières, dans leur majeure partie, ne sont que des frontières de facto qui lui ont été imposées sans qu’il ait été associé à leur élaboration sous le régime du protectorat. Elles ont été soit méconnues, soit modifiées en fonction des problèmes complexes, d’ordre diplomatique, militaire, administratif, qui se posaient aux puissances coloniales ».

Cette conclusion pertinente a été faite en 1969, soit quelques années seulement avant l’éclatement du conflit factice autour du Sahara marocain. L’auteur qui a fait ce constat est un éminent chercheur de la plus prestigieuse université au monde (Harvard). C’est un travail scientifique basé sur des documents officiels, des cartes et des témoignages. C’est aussi un document de référence et une mine précieuse de données par excellence élaboré par un chercheur neutre, dont le seul soucis était de faire une recherche académique sur la base de références purement objectives. C’est la fiabilité et la crédibilité de ce travail.

Frontières de facto : des bombes à retardement

Bien avant même son indépendance, le Maroc n’a cessé de clamer haut et fort sa volonté inébranlable de défendre son intégrité territoriale quel que soit le prix. En récupérant son Sahara, il ne fait que défendre ses droits légitimes sur ses territoires spoliés en suivant un processus logique.  En effet, notre pays a galéré pour conforter son unité en « recollant les morceaux » d’un ensemble homogène et cohérent brisé par le colonialisme :

  • 1956, départ de l’occupation française du centre du Maroc ;
  • Près d’un mois après, l’Espagne quitte le nord du pays ;
  • Même date, retour de la ville de Tanger à la mère patrie  ;
  • 1958, récupération de la zone de Tarfaya ;
  • 1969, retour de l’enclave de Sidi Infi ;
  • 1975, récupération des provinces du sud, en attendant de récupérer le reste. Parce qu’il y a encore un reste à récupérer n’en déplaise aux néocolonialistes : Sahara oriental occupé par l’Algérie, Sebta, Mélilia et les îles encore sous occupation espagnole.

La France devrait être trainée devant la justice internationale

Croire que le fait d’accepter des frontières héritées du colonialisme constitue une solution relève d’un haut degré de stupidité et d’un manque flagrant d’intelligence et du bon sens politique. Maintenir ces nouvelles frontières par la contrainte n’est pas une solution pour assurer la paix et la stabilité dans la région. C’est un simple report de l’explosion inévitables de ces bombes à retardement. Si les générations actuelle des dirigeants africains n’ont pas eu la perspicacité et le courage de désamorcer ces bombes à fragmentation laissées sournoisement par les puissances coloniales, leurs descendants seront condamnés à vivre sous la menace de cette épée de Damoclès et de payer, à tout moment, le prix de leur lâcheté.

Le comble dans ce débat est que les pays qui défendent bec et ongles cet odieux crime colonial, sont des pays qui prétendent être progressistes, voire même révolutionnaires, et n’ont de cesse de réclamer au sein des différentes instances internationales le respect des droits de l’homme et des peuples à disposer d’eux-mêmes (sic) !!!

Remarquez cette contradiction honteuse et pour le moins scandaleuse de ceux qui se cachent derrière des slogans « révolutionnaires et progressistes », tout en parrainant le crime le plus abjecte hérité du colonialisme, à savoir des frontières imposées qui ont morcelé des pays et éparpillé des peuples. C’est ce qu’on est tenté d’appeler la schizophrénie latente ou l’opportunisme primaire. Un hold-up politique en plein jour… et avec une effronterie incroyable s’il vous plait.

L’un des constats révoltants que l’on pourrait faire à ce propos est que, durant toute l’histoire de la planète, aucun pays au monde n’a subi le dépècement qu’a connu le Maroc, partagé en plusieurs morceaux entre les pires puissances coloniales des temps modernes. Aucun pays n’a éprouvé le charcutage subi par le Maroc. Merci à nos « amis » français et espagnols !!!

Ce qu’a fait la France au Maroc (avec l’aval des autres pays européens) est un crime impardonnable. Rien que pour cela, elle devrait être trainée devant les tribunaux internationaux pour rendre comptes. On ne veut pas de compensation et on n’a que faire de ses repentances. Nous Marocains, on n’en veut pas. Qu’elle les garde pour ses nombreux autres crimes, notamment pour les responsables algériens qui ne cessent de les réclamer, alors qu’ils devraient la remercier de leur avoir livré un pays constitué de territoires volés qui ne leur appartiennent point.

La France devrait payer pour ces crimes et pour les plaies béantes qu’elles nous a léguées, des plaies qui continuent de saigner sous les regards malicieux de ses dirigeants, toutes tendances politiques confondues. Tous complices d’un crime habilement conçu parce qu’il leur profite amplement.

Malheureusement, les efforts consentis par le Maroc ont toujours été entravés, non seulement par les anciennes puissances coloniales, mais surtout par un pays voisin qui, de surcroit n’a jamais existé. Apparu, subitement sur la carte géographique du monde grâce à la volonté de sa puissance occupante, ce parvenu de l’histoire cherche à devenir une puissance régionale , sans disposer de la moindre compétence!!! Une entité made in France. Un legs du colonialisme, qui tente de se fabriquer un passé en escroquant, non seulement l’histoire glorieuse de notre pays, mais aussi, et surtout, en essayant de voler davantage de ses territoires. Le Sahara oriental marocain, qui lui été rattaché par le colonialisme français, ne lui a apparemment pas suffi, cette créature hybride veut, en plus, avoir une fenêtre sur l’Atlantique en s’emparant des provinces du sud. Le Maroc, qui s’est tant sacrifié pour soutenir la révolution algérienne se voit, désormais, confronté à l’ingratitude des « troufions » algériens.

Lesdits dirigeants, qui aiment accoutrer leur pays du titre de « la Mecque des révolutionnaires » (sic !!!), tente depuis l’indépendance de leur pays d’imposer aux autres leur vision estropiée, à savoir « l’inviolabilité des frontières héritées du colonialisme ». Normal, diront les mauvaises langues, leur pays est le plus grand bénéficiaire du charcutage des frontières des pays voisins. Du néant, ils se sont retrouvé à la tête d’un « empire » bâtard et cousu à la Frankenstein dont la superficie est plus grande que le quart du continent européen.

Toutefois, il faut comprendre la position de l’Algérie dont l’étendue n’est qu’un puzzle de lambeaux de territoires hétérogènes volés aux pays voisins, notamment au Maroc. Pour ses dirigeants, accepter le retour des frontières à leur position d’avant l’arrivée du colonialisme condamnerait leur pays à la disparition, ou dans les meilleurs des cas, à être réduit comme peau de chagrin à un petit carré isolé dans le nord.

Pour le Maroc, accepter les frontières héritées du colonialisme est un « suicide géographique » et une trahison de l’histoire glorieuse d’un empire qui, jusqu’au début de la mise en place du protectorat, s’étendait jusqu’au nord du Mali à l’est et au fleuve Sénégal au sud et que la France a sciemment choisi de désintégrer, émietter, morceler, démembrer, dans le seul soucis d’affaiblir ce Royaume millénaire.

Aucun Marocain n’acceptera jamais les frontières imposées par le colonialisme. Ça prendra certainement beaucoup de temps, ça coûtera sûrement beaucoup, mais le Maroc finira tôt ou tard par récupérer jusqu’au moindre grain de sable de ses territoires spoliés …

Dans le combat mené par notre pays pour la consolidation de son intégrité territoriale, croire qu’on peut s’attendre à un geste de soutien de la part de la France, ou de l’Europe, revient à faire preuve d’une naïveté politique fatale. Jamais un pays européen, et encore moins la France, ne se résoudra à se ranger du côté de la légitimité et des droits du Maroc. Au contraire, l’Europe, sous la direction de l’axe Berlin/Paris, fait tout pour perpétuer cet engrenage et enfoncer davantage notre pays pour la simple raison que c’est contraire à leurs intérêts. Un Maroc fort et uni, à l’image de ce qu’il était des siècles avant n’arrange guère leurs projets de domination.

L’erreur que les diplomates marocains pourraient commettre est de croire les déclarations de circonstance des dirigeants européen derrière les micros pour faire croire à un semblant de changement de position en faveur de notre pays. Ils ont la cupidité et la traitrise dans leurs gènes. Leur sens de déloyauté n’est plus à prouver. L’exemple le plus criard est qu’ils n’ont honoré aucun des engagements qu’ils ont pris lors de la conférence d’Algésiras ou de la signature du traité du protectorat concernant le respect de l’intégrité territoriale de notre pays, comme le relève si bien le professeur Frank E. Trout dans la conclusion de sa recherche. Comment, dès lors, peut-on croire le moindre mot de leurs déclarations stupides aujourd’hui ?

Aussi, le Maroc a toutes les raisons du monde de diversifier ses alliances et d’aller chercher des partenaires fiables et loyaux plus loin. Les occidentaux sont les derniers à qui on peut faire confiance. C’est un constat qui se concrétise de jour en jour. Le dépouillement, ces derniers jours, des citoyens russes se trouvant en Europe de leurs biens par une simple décision politique sous prétexte que leur pays a attaqué l’Ukraine, est venu confirmer une réalité qui n’est plus à prouver.

Certains pays européens ont beau affirmé leur soutien au plan d’autonomie pour régler le problème du Sahara marocain, mais ils n’auront aucun scrupule de continuer leurs manœuvres dans les coulisses pour faire le contraire.

- Advertisment -