lundi 22 juillet 2024

Hausse des prix des carburants, Benkirane s’explique!

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Lareleve.ma-MAP(photos Abed Chaer)

 

  Le gouvernement n’aurait pas décidé d’augmenter les prix des carburants si cela n’était pas nécessaire à l’économie nationale, a souligné mardi le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane, annonçant qu’une série de mesures vont bientôt être prises pour rétablir «l’équilibre social».

 

  Intervenant lors de la première séance mensuelle des questions orales à la Chambre des conseillers, M. Benkirane a indiqué que la décision d’augmenter les prix des carburants était «nécessaire» et le gouvernement a pris une telle démarche avec la conviction et la certitude que cela servira l’intérêt de la société et de l’Etat.

 

  D’autre part, M. Benkirane a, par ailleurs, assuré que la Caisse de compensation ne sera pas supprimée, mais réorientée au profit des familles démunies, mettant en avant une étude réalisée par le Conseil de la concurrence, présentée lundi à Rabat.

 

  Selon cette étude, la libéralisation des produits subventionnés, qui s’inscrit dans le cadre du système de compensation, représente une source d’incitation à la concurrence, et que ce scénario, une fois réalisé, permettra une économie budgétaire pouvant atteindre, selon les données de 2011, 50 milliards dhs, suite à la suppression des subventions.

 

  La libéralisation des produits de la farine de blé tendre, du sucre et du gaz butane, qui «aurait le plus d’effet sur les populations défavorisées», entrainera la hausse des dépenses de cette catégorie sociale d’environ 364 dirhams par personne et par an, dont 47 DH pour la farine, 88 DH pour le sucre et 229 DH pour le gaz Butane, estime encore l’étude, tout en signalant l’impact qui va se produire sur le système économique via l’effet inflationniste.

 

 

Report de la première séance d’intervention de Benkirane à la Chambre des conseillers suite à une polémique

 

 

 

  Il est à noter que la première séance d’intervention mensuelle du chef de gouvernement, consacrée aux questions orales à la Chambre des conseillers, a été reportée suite à une vive polémique entre le gouvernement et les conseillers sur le temps imparti à chacune des deux parties.

 

  Cette séance devait porter sur trois axes, à savoir les prochaines élections communales, les efforts de lutte contre la corruption et la rente, ainsi que l’impact de la crise économique mondiale sur l’économie nationale.

 

   La séance a été levée, dans un premier temps, pour consultations après que le désaccord sur le temps d’intervention réservé à chaque partie ait pris une ampleur inattendue dans le mesure où les groupes de l’opposition insistaient sur la proposition de consacrer le tiers de la durée de la séance au gouvernement, en la personne de son chef, et le reste aux conseillers, alors que l’exécutif s’attachait au principe d’égalité.

 

  Certaines composantes de la Chambre des conseillers avaient appelé à ce que la durée réservée à cette séance soit plus longue que celle qui s’est déroulée à la Chambre des représentants en mai dernier (4 heures et 20 minutes). Néanmoins, et après des consultations entre le gouvernement et la Chambre, il a été décidé à ce que cette durée soit fixée à 3 heures et 15 minutes, répartie à égalité entre le gouvernement et les conseillers.

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