lundi 25 septembre 2023

Camps de Tindouf : Les femmes réclament la démocratie

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 Lareleve.ma-Mohamed Jaabouk

 

  Dans les camps de Tindouf, la contestation à la direction inamovible du Polisario ne faiblit pas. Au fil des jours, elle rallie de nouveaux membres et touche toutes les couches de la population et du coup, prend de l’ampleur. Le dernier acte d’un processus qui dure depuis des années, est la création de la Coordination de la femme saharaouie pour le soutien du changement du régime, nous apprend dans un communiqué le Forum des partisans de l’autonomie à Tindouf.  Une nouvelle structure qui s’ajoute, à ceux déjà existants, Mouvements des  jeunes de la révolution saharaouie et le forum de soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc.

 

  Toutes ces expressions populaires réclament l’instauration des règles élémentaires de la démocratie et le départ de l’actuelle direction des séparatistes. C’est dire que le printemps arabe se poursuit inlassablement dans les camps Tindouf. Mohamed Abdelaziz est à la tête du Polisario depuis 1976. Un record de longévité au pouvoir en Afrique. Seul Kadhafi lui faisait de l’ombre.

 

  Cette nouvelle Coordination strictement féminine discrédite, davantage, la direction des séparatistes, qui avec le soutien et la bienveillance de l’Algérie s’accroche au pouvoir comme elle peut même si les manifestations à son encontre se font de plus en plus jour. Par ailleurs, les mouvements de protestation sont fréquents dans les camps de Tindouf mais souvent réprimés par les milices de Mohamed Abdelaziz. Pour mémoire, mi-janvier, un campement devant le siège du secrétariat général du Polisario a été démantelé par la force. Une opération au cours de laquelle, trois personnes ont été arrêtées.

 

  Le timing de la création de la Coordination de la femme saharaouie pour le soutien du changement du régime, tombe à point nommé. En avril, le conseil de sécurité  est appelé à se plancher sur le dossier du Sahara, outre la traditionnelle prorogation de la mission de la MINURSO pour une année supplémentaire, la question du respect des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf sera, également, au cœur des discussions des quinze membres du Conseil de sécurité à l’exception du Maroc, même s’il siège au CS en tant que membre non-permanent, qui ne pourra pas prendre part à ces tractations parce qu’il est directement concerné par ce dossier.

 

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