dimanche 14 juillet 2024

Relations tendues entre les élus du PJD et les représentants de l’Intérieur dans certaines régions

-

Les relations entre certains élus du parti Justice et Développement (PJD), et les représentants de l’Intérieur dans certaines régions, sont très tendues. Des conflits ont même donné lieu à des poursuites judiciaires contre des élus de la Lampe, et d’autres ne devraient pas tarder à suivre.

Après avoir dénoncé, en septembre «une campagne orchestrée» contre ses membres, le parti, à travers son secrétariat général avait demandé de mettre fin aux «restrictions à l’action de ses conseillers aux collectivités territoriales».

Le SG du parti, Saad Eddine El Otmani, avait, déjà en mai dernier, minimisé ces actions «dirigées vers ses conseillers, et le PJD en général, et ce depuis sa création en 1996», en affirmant que «des membres du parti sont poursuivis dans certains cas pour de maigres et injustes charges ».

«De nombreux militants ont été d’ailleurs acquittés, dont des présidents de communes alors que d’autres ont été jugés sur la base d’accusations futiles», avait-il ajouté.

Et d’inviter les siens à rester concentrés sur l’essentiel, en ce sens, a-t-il dit, que ces procès ne doivent pas détourner les militants du PJD de leur principal objectif : «servir d’abord la patrie et continuer sur la voie de la réforme».

Mais après les déclarations, le PJD a décidé de prendre des mesures plus concrètes. Dans un communiqué, très bref signé par le secrétaire général adjoint du PJD, Souleimane El Amrani, et relayé par le site du parti, il est clairement spécifié que le parti de la lampe est résolu «à engager les mesures nécessaires pour soutenir les frères présidents et l’ensemble des élus concernés par les poursuites judiciaires en cours».

La commission centrale chargée du suivi des procès des élus de la Lampe, et après avoir examiné les rapports sur les derniers développements de ces procès, a décidé de « prendre les mesures nécessaires pour appuyer et soutenir les frères présidents et l’ensemble des élus concernés par les poursuites judiciaires en cours ».

Il est à rappeler que, le président PJDiste de la commune d’Ait Melloul, a été démis de ses fonctions en février dernier, la brigade régionale de la police judiciaire de Drâa-Tafilalet a convoqué et entendu le président de la région, Habib Choubani en Juillet après une plainte déposée contre lui et le maire de Marrakech et son adjoint, font l’objet d’une enquête pour «crimes financiers», entre autres, dilapidation de deniers publics.

- Advertisment -