samedi 20 juillet 2024

L’ouragan Béryl 30 % plus puissant que la normale à cause du réchauffement climatique !

-

Avant Béryl, début juillet 2024, jamais un ouragan n’avait atteint la catégorie 5 de manière aussi précoce dans la saison dans l’océan Atlantique Nord depuis le début des relevés météo. L’ouragan Béryl est également le plus fort à avoir touché les Caraïbes à cette époque de l’année depuis au moins 1850. Le phénomène a-t-il été aggravé par le réchauffement climatique, ou est-ce une simple anomalie naturelle ?

Phénomène aggravé ou simple  ? C’est à cette question qu’a voulu répondre l’organisme Climameter, spécialisé dans la science de l’attribution, une discipline qui permet de comprendre les causes des événements  extrêmes. L’organisme a comparé des phénomènes cycloniques similaires du passé (1979-2001) à ceux des dernières années (2001-2023) survenus près de la Jamaïque.

Mais les chercheurs se sont confrontés à un problème : l’ouragan Béryl est un phénomène unique, qu’il est donc très difficile de comparer à d’autres du passé dans la même zone. Pour cette raison, Climameter explique avoir une confiance assez faible en la fiabilité de ses résultats. Ceux-ci donnent tout de même une indication sur l’évolution du climat en l’espace de 30 à 45 ans.

   Des précipitations plus intenses en raison du réchauffement de l’eau

La température de l’eau s’est réchauffée d’1 °C au nord de la région, et les précipitations des ouragans se sont intensifiées de 30 % (soit 30 mm en plus par jour). Rappelons que plus les océans et mers se réchauffent, plus les eaux de surface s’évaporent, et plus les pluies sont intenses sur certaines zones. Les  se sont également renforcés, mais plus légèrement, + 15 % (soit 10 % plus forts).

Même si l’ouragan Béryl est difficilement comparable à ceux du passé en raison de son caractère inédit, le réchauffement a donc probablement joué un rôle, principalement en ce qui concerne l’intensité des précipitations. Il est aussi fort probable que des phénomènes naturels et cycliques, comme l’oscillation décennale du Pacifique, ou encore l’oscillation atlantique multidécennale, aient influencé l’événement.    

 
 
- Advertisment -