dimanche 14 juillet 2024

Emmanuel Macron demande à Gabriel Attal de rester pour «la stabilité du pays»

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Le président français Emmanuel Macron a refusé lundi la démission de son premier ministre, lui demandant d’expédier les affaires courantes au lendemain de législatives qui ont porté la gauche en tête des forces politiques du pays, mais sans majorité absolue.

Gabriel Attal a présenté sa démission, mais le chef de l’État a souhaité qu’il «assure la stabilité du pays», selon l’Élysée, alors que Paris accueille dans moins de trois semaines les jeux Olympiques.

Après la surprise des législatives où la déferlante de l’extrême droite a été nettement freinée, la France se cherche une majorité parlementaire avant de désigner une personnalité capable de rassembler et de diriger un gouvernement.

Un casse-tête, quand ni le Nouveau Front populaire (NFP, gauche, autour de 190 sièges), ni le camp présidentiel (autour de 160), ni le Rassemblement national et ses alliés (extrême droite, plus de 140) ne peuvent atteindre seuls la majorité absolue (289 députés).

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a mis en garde contre un risque de «crise financière» et de «déclin économique». Mais la Bourse de Paris n’a réagi que mollement, sur une baisse de 0,63% en fin de journée.

La note de crédit de la France serait «sous pression» si le pays ne parvenait «pas à réduire son important déficit public», a prévenu l’agence de crédit S&P Global, estimant que la nouvelle Assemblée compliquerait «l’élaboration des politiques».

Quant au Medef, première organisation patronale française, il a réclamé «une politique économique lisible et stable», appelant Emmanuel Macron «à faire le choix du pays plutôt que celui des intérêts partisans».

La gauche, elle, a lancé les grandes manœuvres. «Il faut que dans la semaine, nous puissions être en mesure de présenter une candidature» pour Matignon via un consensus ou un vote, a déclaré le patron du Parti socialiste Olivier Faure.

Reste que l’alliance de gauche, fabriquée à la hâte au lendemain de la dissolution de l’Assemblée par Emmanuel Macron, réunit des forces opposées sur de nombreux dossiers, entre gauche radicale de La France insoumise (LFI), socialistes, communistes et écologistes.

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