dimanche 14 juillet 2024

Kevin Costner redore l’étoile de shérif du western avec « Horizon »

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Le western est plus qu’un genre cinématographique Pour Kevin Costner : il lui coule dans le sang et lui a valu ses plus beaux succès comme Danse avec les loups, couvert d’Oscars en 1991. « J’ai grandi en voyant des westerns. Ils ont été déterminants dans ma façon d’aborder le cinéma », confiait-il  au dernier Festival de Cannes où il venait présenter Horizon, une saga américaine – chapitre 1, nouvelle incursion dans l’Ouest américain.

La série Yellowstone et Open Range (2004) lui avaient permis d’entretenir sa flamme pour les aventures de cow-boy et elle brûle de nouveau à plein régime pour ce film spectaculaire qui devrait être suivi par trois autres, voire un quatrième, car Kevin Costner ne manque pas de récits à raconter sur l’histoire des Etats-Unis. 

   Trois heures de projection

Il s’attaque ici à un très gros morceau en parcourant une période de quinze années avant, pendant et après la guerre de Sécession. Il aborde les points de vue de divers personnages et s’est réservé un rôle de cavalier fatigué prenant fait et cause pour une jeune femme traquée. « J’ai insisté sur la part que les femmes ont prise dans le développement des Etats-Unis, déclare-t-il. Il me semble qu’il n’était pas assez traité et j’ai souhaité réparer cette injustice ». Sienna Miller, Isabelle Fuhrman et Jena Malone sont mises en avant dans cette fresque aux images somptueuses.

« Le public ne se lasse pas des westerns parce que ce genre permet de raconter des aventures humaines dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître », insiste l’acteur réalisateur de 69 ans. Pendant trois heures de projection, il transforme le spectateur en petit enfant qui écoute les histoires de son grand-papa avec fascination mais – avouons-le – parfois un poil d’ennui, car l’ensemble est un tantinet fouillis.

   Une fresque conçue pour le grand écran

On se dit que Horizon aurait peut-être été mieux adapté sous forme de série. « Ce sont des films de cinéma, conçus pour être vus sur grand écran qui seul peut rendre l’étendue sauvage des paysages et la petitesse des humains au milieu », s’étrangle Kevin Costner.

Impossible de lui donner tort sur ce point. La splendeur des prises de vues renvoie aux grandes heures du western permettant de saisir la rudesse de la vie des pionniers mais aussi des Amérindiens. Le réalisateur a mis un point d’honneur à montrer la lutte face à des colons qui vont leur voler leurs terres et détruire leur mode de vie.

« J’ai tout mis dans Horizon, explique Kevin Costner. Mes tripes mais aussi mon argent. J’espère que le public suivra mais si ce n’est pas le cas, je serai tout de même fier d’être arrivé à donner vie au projet ». Ce n’est pas gagné. Le film, sorti vendredi dernier aux Etats-Unis, est à la peine au box-office américain. Cela n’empêchera pas la sortie du deuxième volet le 16 août prochain, ni la poursuite du tournage de la suite commencé très vite après Cannes. L’Ouest américain est décidément cruel pour ceux qui veulent l’explorer.

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