mardi 23 juillet 2024

UE : Ursula von der Leyen proposée à la tête de la Commission pour un second mandat

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La présidente sortante de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été proposée, jeudi soir, par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles, pour un second mandat de cinq ans à la tête de l’exécutif européen.

L’Allemande, membre du Parti Populaire Européen (PPE, centre droit), doit encore faire approuver cette désignation par le Parlement européen, à la majorité absolue. Un vote pourrait avoir lieu le 18 juillet prochain à Strasbourg.

Outre la présidence de l’Exécutif, les dirigeants européens ont désigné le successeur de Charles Michel à la tête du Conseil européen, le cercle des chefs d’État et de gouvernement de l’UE. C’est l’ancien Premier ministre portugais Antonio Costa, membre du groupe socialiste S&D, qui a été choisi. Son mandat est de deux ans et demi, renouvelable une fois. Il doit prendre cours le 1er décembre prochain.

« Je m’engagerai pleinement à promouvoir l’unité entre les 27 États membres et je me concentrerai sur la mise en œuvre de l’agenda stratégique, que le Conseil européen a approuvé aujourd’hui et qui fournira des orientations à l’Union européenne, pour les cinq prochaines années », a réagi le Portugais de 62 ans.

Enfin, le sommet a désigné le prochain chef de la diplomatie européenne, pour succéder au socialiste espagnol Josep Borrell. C’est la Première ministre estonienne Kaja Kallas (Renew Europe, libérale) qui a été désignée au poste de Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Ce poste, qui relève à la fois du Conseil et de la Commission, est soumis, comme tous les autres membres de la Commission, à un vote d’approbation du Parlement européen, après une audition devant les eurodéputés.

L’Estonienne de 47 ans s’est dite honorée par cette désignation, qui représente « une énorme responsabilité en ce moment de tensions géopolitiques ».

« Mon but sera d’œuvrer à atteindre l’unité de l’UE », a-t-elle promis.

Cette distribution entérine un pré-accord dégagé mardi par six chefs d’État et de gouvernement de l’UE représentant le PPE, le S&D et Renew, soit les trois familles politiques européennes appelées à soutenir la Commission Von der Leyen II.

Ce choix a été contesté par deux dirigeants, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue hongrois Viktor Orban. Mme Meloni s’est abstenue sur Ursula von der Leyen et a voté contre Antonio Costa et Kaja Kallas, alors que M. Orban a voté contre l’Allemande, s’est abstenu sur l’Estonienne et a voté pour le Portugais.

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