samedi 20 juillet 2024

Revue de presse de ce mercredi 19 juin 2024

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mercredi 19 juin 2024:

L’Economiste

  • La deuxième et dernière tranche du programme national d’économie d’eau d’irrigation, devant être déployée sur 25.000 ha dans le Loukkos et à Doukkala-Abda, tire à sa fin. Selon la Banque africaine de développement (BAD), qui en assure le financement, 23.000 ha représentant 81% du programme sont déjà couverts sur l’objectif initialement fixé, lors du lancement début août 2017. Il reste ainsi 2.000 ha de terres agricoles à reconvertir d’ici la fin de l’année en cours, nouvelle échéance de prorogation du programme. Ceci après le long arrêt induit par les sécheresses récurrentes qui ont affecté le Royaume ces dernières années, tarissant les bassins hydrauliques en général et le barrage Massira en particulier.
  • Sur l’interpellation du secteur des EEP en matière de gouvernance, Abdellatif Zaghnoun est formel. Le DG de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’Etat (ANGSPE) a un rôle fondamental à jouer pour l’amélioration de la gouvernance au sein des établissements et entreprises publics (EEP) de son périmètre. La loi portant création de l’Agence lui a conféré la responsabilité de représenter l’Etat actionnaire dans les assemblées des actionnaires, les organes délibérants et les comités spécialisés des EEP de son périmètre. Elle veille également à l’instauration des pratiques de bonne gouvernance, à la coordination de la position des administrateurs représentant l’Etat et au suivi de la mise en œuvre des décisions et des recommandations des organes délibérants des EEP concernés. Pour rappel, la 7e orientation stratégique, approuvée par le Conseil des ministres, concerne la nécessaire exemplarité dont doit faire preuve le secteur des EEP en matière de gouvernance et de performance.
  • La saison estivale est à nos portes et les préparatifs pour les départs en vacances s’organisent. Le ministère de la Transition énergétique et du développement durable a choisi ce contexte pour présenter les résultats du rapport sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages du Maroc. Ce qui retient l’attention dans ce rapport est ailleurs : 49 stations balnéaires sont déclarées non conformes pour la baignade. Elles sont réparties sur 22 plages situées dans 5 régions, à savoir Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rabat- Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, Souss-Massa et Dakhla-Oued Eddahab. Les principales causes de dégradation sont généralement dues à l’influence des rejets des eaux usées et les apports de pollution par les cours d’eau. Il faut dire que certaines plages sont encombrées d’estivants. Plusieurs d’entre elles manquent d’infrastructures de base, de WC, des conteneurs à déchets,… L’insuffisance des équipements sanitaires et d’assainissement au niveau de certaines plages interpelle les élus et les pouvoirs publics.

Al Akhbar

  • Le ministère de l’Intérieur vise à examiner les documents d’investissement de conseils communaux, portant sur des projets programmés depuis des années mais qui n’ont pas été mis en œuvre. Selon des sources du quotidien, ces inspections portent essentiellement sur les projets d’infrastructure et de désenclavement de régions isolées, souffrant d’une pénurie de services de base et de programme sociaux, dont notamment le transport scolaire et les projets de connectivité routière, dont le taux de réalisation atteint seulement 40%. Dans le même registre, les raisons avancées pour ce retard d’exécution sont l’incapacité à réunir les fonds nécessaires, la mauvaise gestion et le manque d’expérience dans la programmation et la mise en œuvre des projets, ce qui suggère la présence de manipulations dans les fonds alloués à ces projets. Des rapports seront réalisés sur ces projets en difficulté et les raisons du retard de leur mise en œuvre afin d’identifier les responsabilités et prendre les mesures nécessaires, selon la même source.

Les Inspirations éco

  • Le prochain Conseil trimestriel de Bank Al-Maghrib (BAM), prévu pour le 25 juin 2024 attire l’attention des économistes, des investisseurs et des institutions financières. Cette réunion est particulièrement attendue, car elle intervient dans un contexte où les principales banques centrales internationales, telles que la Banque centrale européenne (BCE), entament un nouveau cycle d’assouplissement monétaire. En effet, lors de sa dernière réunion, la BCE a décidé de baisser ses taux directeurs de 25 points de base (pbs), signalant une tendance mondiale vers une politique monétaire plus accommodante. En dépit des signes favorables à une politique monétaire plus Dovish, BAM pourrait une fois de plus opter pour le statu quo. La Banque centrale devrait maintenir le taux de réserve obligatoire inchangé à 0%, alignant ainsi sa décision avec les attentes du marché.
  • La situation budgétaire nationale offre une perspective optimiste pour la stabilité économique dans les mois à venir. En témoignent les chiffres des finances publiques, arrêtés à fin mai 2024, qui révèlent une situation en nette amélioration par rapport à l’année précédente. D’après les plus récentes données de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), le déficit budgétaire du Trésor s’est significativement contracté, atteignant 11,18 milliards de dirhams (MMDH) à la fin du mois de mai dernier, contre 20,40 MMDH à la même période en 2023. Cette réduction du déficit est attribuable à plusieurs facteurs, notamment une augmentation des recettes et une gestion plus efficace des dépenses. Les Comptes spéciaux du Trésor (CST) et les Services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) ont joué un rôle crucial dans cette amélioration. Le solde positif de 12,4 MMDH dégagé par ces entités a largement contribué à la réduction du déficit. Les recettes des CST ont atteint 71,1 MMDH, tandis que leurs dépenses se sont élevées à 59,4 MMDH, générant un solde de 11,7 MMDH.

Al Ahdat Al Maghribia

  • La demande en eau au Maroc connaitra une augmentation considérable atteignant 104 millions de mètres cubes par an, dans les secteurs du tourisme, de l’industrie et des projets immobiliers. Selon une récente étude réalisée aux niveaux des bassins de Bouregreg et Chaouia, dans le cadre du schéma directeur de développement intégré des ressources en eau à l’horizon 2050, la demande en eau dans les secteurs de tourisme, d’industrie et des projets immobiliers connaitra une augmentation atteignant 104 millions de mètres cubes par an, ce qui nécessite la mise en œuvre de projets structurants pour répondre à cette demande, privilégiant les techniques de dessalement d’eau de mer et de traitement des eaux usées. Au niveau industriel, la demande en eau connaitra une hausse considérable, atteignant en 2050 un total de 208,2 millions de mètre cube, tandis que le secteur immobilier connaitra, de son côté, une augmentation de sa demande en eau de l’ordre de 19 millions de mètres cube en 2050.
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