Lundi 23 Octobre 2017

La schizophrénie française des droits de l'homme dévoilée par le nikab

Ajouté le 7 Juillet 2014 à 22:15


Bouhadou Toudghi

 

 Il y a de cela quelques jours, la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg a décidé de valider une loi française interdisant de manière générale le port du voile intégral dans l'espace public.

 

Apres la Belgique, la France, berceau ancestral des droits de l'homme, est donc devenue le deuxième état européen à adopter ce genre de législation, qui porte atteinte à la liberté d'expression et de culte et dénature dans le même temps la portée religieuse de cet accoutrement féminin en le réduisant… à un simple déguisement de carnaval ou de bal masqué, pouvant être "exceptionnellement autorisé" dans le cadre de festivités publiques", comme le stipule clairement la loi 2010-1192, entrée en vigueur, par un simple hasard du calendrier, le jour du dixième anniversaire des attentats de New-York.

 

Mais où est  passée cette France du "mariage pour tous" réputée pour être la pionnière dans l'ouverture de multiples espaces de libertés sociétales et qui a fait de la lutte contre toute sorte de discrimination son cheval de bataille? Pourquoi le législateur français s'est soudainement recroquevillé sur lui-même, prétextant de manière spécieuse des "raisons de sécurité" pour empêcher les femmes se réclamant de la deuxième religion de l'Hexagone, d'exprimer leur croyance?

 

Il est vrai qu'au Maroc, pays malékite (le rite le plus modéré de l'islam), le "nikab" reste totalement étranger aux usages religieux des femmes, sans pour autant qu'il leur soit interdit, comme l'ont fait aussi abruptement les députés français dans le silence complice des deux plus gros "holding financiers" des droits de l'homme en France, à savoir la "Fidh" et "l'Acat", qui nous ont habitué à leurs sorties intempestives pour réclamer l'adaptation "mesurée et proportionnée" des mesures antiterrorisme aux droits et libertés individuelles des citoyens.

 

Ce qui est le plus hallucinant dans cette histoire liberticide, c'est justement cette dualité dans le discours des droits de l'homme qu'on peut critiquer sans contester, tant qu'elle s'exprime dans le cadre exclusif du "vivre ensemble" français, mais qui devient inadmissible, intolérable et terriblement agaçante, lorsqu'elle déborde du contexte national pour embrasser les relations de la France avec ses partenaires étrangers, dont les régimes politiques peuvent être qualifiés comme étant les plus libéraux ou au contraire répertoriés parmi les pires "cancres de la démocratie" de la planète. Tout dépend des intérêts des décideurs à l'Elysée et du poids des valises de dollars livrées aux deux "holding financiers" des droits de l'homme à Paris, en l'occurrence la "Fidh" et "l'Acat".

 

 

Ainsi, lorsque le Maroc accède favorablement à la sollicitation de François Hollande d'envoyer des contingents des FAR au Mali et en Centrafrique dans le cadre des interventions militaires françaises dans ces pays, le régime marocain est salué comme étant un modèle de développement régional, qui évolue sereinement vers la démocratie à la faveur de reformes politiques audacieuses et intelligentes.

 

Par contre, lorsque la France sent que ses intérêts régionaux et sous régionaux sont menacés par la volonté légitime et surtout souveraine du Royaume Chérifien de renforcer les liens économiques, politiques et religieux avec les pays de l'Afrique francophone, le Maroc devient "un paria de la communauté internationale" où l'on viole sans cesse les droits de l'homme, comme l'attesteraient les témoignages- fictions de la petite bande d'escrocs et de loubard binationaux, parrainés par l'Acat et la Fidh, les deux officines qui exigent contre tout entendement, que la justice marocaine  accorde un traitement spécifique et exceptionnel à tous les détenus français d'origine ou naturalisés et ce, en violation de la souveraineté nationale du Royaume.

 

Pourtant l'Acat et la Fidh savent pertinemment qu'ils commettent une imposture en tentant d'instrumentaliser les cas de repris de justice, qui faute de ne pas avoir bénéficié en France de "l'égalité des chances", goûté aux bienfaits du "vivre ensemble" et accédé à "l'ascenseur social", ont fini par s'adonner à toutes sortes de banditisme et de trafics illicites. L'Acat et la Fidh savant également, que les lascars qu'elle cherche à défendre, éprouvent en réalité un grand ressentiment contre la France, qui les a "ghettoises" dans la déchéance sociale et sont d'autant plus convaincus que les péripéties de leur emprisonnement dans leur pays d'origine constituent un rapport de cause à effet.

 

il faudrait plutôt s'intéresser à la manière avec laquelle les autorités françaises réagiront, lorsqu'elles constateront que l'Acat a préféré hypothéquer dangereusement l'avenir de la coopération avec le Maroc en matière de lutte contre le terrorisme, pour défendre le cas d'un narcotrafiquant déjà condamné par la justice républicaine et qui de surcroît est en train de tourner casaque depuis le temps qu'il flirte avec le milieux jihadistes en France et au Royaume, au risque de se transformer en un Khalid Kelkal, ou un Mohamed Merrah incontrôlable.  

 

On serait également curieux de savoir comment l'Acat et la Fidh pinailleront sur le respect par l"'Etat Islamique", des principes universels des droits de l'homme, des traités et pactes internationaux, des droits de la défense et la nécessité d'un procès équitable, sachant que les partisans de l'émir Aboubakr Al Baghdadi qui s'amusent atrocement à jouer des parties de bowling avec des têtes humaines, rejettent tous ces concepts occidentaux qui ne leur ont pas été d'un grand secours lors de leur détention a la prison de Bagram et d'Abou Gharib, d’où ont filtré des photos qui avaient prouvé a la face du monde entier, comment les prisonniers y étaient choyés par la soldatesque de Paul Bremer.  

L'"Etat Islamique" apparaît donc comme la conséquence directe de cette schizophrénie occidentale concernant l'instrumentalisation des droits de l'homme et de la condescendance des donneurs de leçons qui s'emploient, au gré de leurs intérêts géostratégiques, à humilier des nations entières.

 

Pour s'immuniser contre la dérive extrémiste que connaît l'Irak, il devient alors plus qu'impérieux pour le Maroc de défendre sa souveraineté judiciaire contre les attaques perfides des droits de l'hommiste, en optant, par exemple, pour la résiliation de tous les contrats de gestion déléguée conclus avec les prestataires français.

 

Peut être qu'à ce moment là, la France de Hollande réalisera que le protectorat marocain a pris fin depuis près de 60 ans et qu'il faut désormais respecter comme il se doit la justice marocaine sans faire des surenchères inutiles, qui pourraient s'avérer bien coûteuses pour l'économie française en cette période de récession mondiale.  

 

 








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