Lundi 26 Juin 2017

La FIFA s'attelle au dossier chaud du Mondial-2022 au Qatar

Ajouté le 4 Octobre 2013 à 13:52


Lareleve.ma

 

La FIFA s'attelle vendredi au dossier de la Coupe du monde 2022 de football au Qatar, devenu encore plus brûlant avec les accusations d'esclavagisme moderne brandies par certains syndicats.

 

Si le Brésil et les retards faramineux pris dans la construction des stades du prochain Mondial monopolisaient jusqu'à présent l'attention, c'est une édition de la Coupe du monde prévue seulement dans neuf ans qui concentre les polémiques du moment, avec ses petits problèmes de climat et ses gros problèmes d'exploitation des travailleurs étrangers, principalement du sud-est-asiatique.

 

La Fédération internationale de football n'en est pas à se demander s'il faut retirer le Mondial au richissime émirat comme certaines voix le réclament, mais néanmoins prend très au sérieux les dizaines de morts d'ouvriers népalais cet été engagés sur un projet d'infrastructure majeure qui ont été avancés par le quotidien britannique The Gardian la semaine passée.

"Même si ces morts ne sont pas reliés aux stades de la Fifa, parce que nous n'avons pas commencé à travailler sur les stades, chaque mort est un mort de trop", a déclaré jeudi le directeur de la communication, Walter de Gregorio, réitérant l'inquiétude de la FIFA.

 

"Le gouvernement du Qatar et le comité organisateur sont très impliqués et ils savent ce qu'ils ont à faire. Ensemble, je pense, nous allons trouver une solution pour améliorer, ou peut-être changer la situation qui est clairement, pour tout le monde, inacceptable", a ajouté le porte-parole.

 

"Cartons rouges à la FIFA"

 

La FIFA dit n'avoir pas attendu l'enquête sur les "esclaves de la Coupe du monde au Qatar" du Gardian pour discuter des conditions des travailleurs dans le Golfe avec des syndicats et des organisations de défense des droits humains. Mais ceux-ci ont redoublé leurs pressions ces derniers jours.

 

Le comité exécutif de la FIFA s'attelle vendredi au dossier chaud de la Coupe du monde 2022 de football au Qatar, devenu encore plus brûlant avec les accusations d'esclavagisme moderne brandies par des syndicats de travailleurs.

 

Selon la Confédération internationale des syndicats (CSI-ITUC), "la frénésie de construction en vue de la Coupe du monde de football risque de coûter la vie à au moins 4.000 travailleurs au cours des sept prochaines années si des dispositions ne sont pas prises pour garantir des droits aux travailleurs migrants".

 

Jeudi, une quarantaine de membres du syndicat suisse UNIA se sont pointés devant le siège de la Fédération pour lui adresser "des cartons rouges", avant le début du comité exécutif. Manière de lui rappeler que le monde du ballon rond ne doit pas cautionner les violations du droit du travail.

 

Sous le feu des critiques, le gouvernement du Qatar a mandaté un cabinet d'avocats pour "examiner toutes les allégations d'une manière indépendante et de lui faire un rapport sur leur véracité".

 

Eté ou hiver, "un problème mineur"

 

Le comité d'organisation du Mondial a quant à lui balayé toute supputation sur un revirement de la FIFA. "Nous étions déjà et restons absolument convaincus que personne ne nous retira la Coupe du monde", a souligné son secrétaire général, Hassan Al Thawadi, jeudi en arrivant au siège de la Fédération à Zurich.

 

Lors d'une conférence de presse prévue en début d'après-midi vendredi, le président de la FIFA Sepp Blatter fera connaître les positions adoptées sur ce Mondial. "Les" car avant les décès suspects de travailleurs, la question de déplacer cette édition en hiver était le gros morceau de ce comité exécutif.

 

Le Suisse avait lui-même fait inscrire ce point à l'agenda après avoir expérimenté début juillet les températures extrêmes de l'été au Moyen-Orient.

 

La question est sensible car plusieurs ligues, à commencer par la Premier League anglaise, sont hostiles à l'idée de devoir chambouler leur propre calendrier.

 

"C'est un problème mineur" comparé aux conditions des travailleurs, a estimé jeudi Walter de Gregorio, "juste un problème politique sportif qui a beaucoup d'impact sur tout le monde". Selon lui, le comité exécutif devrait s'entendre tout au moins sur le principe d'entamer des discussions sur le sujet avec toutes les composantes du football au niveau mondial, comme l'avaient réclamé les 54 fédérations européennes en septembre.








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