Samedi 24 Juin 2017

L’exercice du pouvoir a-t-il appris l’art de la realpolitik aux dirigeants du PJD?

Ajouté le 3 Août 2013 à 13:54


Mohamed Boudari

 

Le chef du Gouvernement Abdelilah Benkirane n’a plus de raisons d'avancer que la situation de crise, qui sévit au Maroc depuis son arrivée aux commandes, était un legs laissé par les gouvernement précédents.

 

 En effet, SM le Roi Mohamed VI vient d’exposer avec plus de détails et de précision, à travers le discours du trône adressé au peuple à l'occasion du quatorzième anniversaire de Son intronisation, que Benkirane et son Gouvernement ont hérité d’un véritable trésor en matière de développement et de stabilité économique.

 

Pour illustrer cette situation, le discours du souverain est on ne peut plus claire : «Au cours de cette marche, tous les gouvernements précédents ont déployé, sous Notre impulsion, des efforts méritoires pour donner corps à Notre vision en matière de développement et de réforme. Tant et si bien que Notre gouvernement actuel a trouvé entre ses mains, dans le domaine économique et social, un héritage sain et positif, constitué d'actions constructives et de réalisations tangibles».

 

Voilà tout est dit! et SM le Roi d’ajouter «Nous ne pouvons donc que l'encourager (le gouvernement Benkirane. ndrl) à aller de l'avant avec autant de volonté et de détermination, pour réaliser davantage de progrès, dans le cadre du processus vertueux engagé sous Notre conduite ».

 

Toutefois, il parait que le Gouvernement Benkirane souffre d’un manque de volonté et de détermination. Une carence comblée par des discours populistes et autres chamailleries et guéguerres avec l’opposition au point que la situation a faillit s'enliser, ou pire sombrer dans le chaos.

 

 Par les temps qui courent, et après l’échec du Gouvernement Benkiran I, le leader du PJD devrait se transformer en vrai homme d’Etat, et se départir du discours populiste qui a marqué sa politique depuis sa nomination au poste de chef du Gouvernement. Les pratiques d'exclusion et de rejet, quels qu'en soient les prétextes ou les modalités, ne sont plus acceptables.

 

Une transformation impérative, d’autant plus que Benkirane n’a jamais essayé de gouverner en bon démocrate, prenant en compte toutes les sensibilités et évitant d’excommunier tous ceux qui ne pensent pas comme lui; ce qui a engendré la décision de l’Istiqlal de sortir du gouvernement, provoquant ainsi un séisme au sein de la majorité..

 

 Le chef du Gouvernement devrait se rendre à l'évidence et accepter l’échec de sa politique et cesser d’imputer son incapacité d’affronter les problèmes réels du pays aux forces du mal et autres "crocodiles et démons".c’est Ainsi qu’il est invité à lancer le train des réformes structurelles, loin de tout calcul politicien, et tant qu’il est encore temps. Et ce pour rattraper le temps gaspillé dans des batails futiles, perdues à l’avance, et récupérer tant de temps et d’occasions gâchés pour anticiper la situation actuelle.

 

Il est tant pour Benkirane, lors des jours à venir, d’aller de l’avant et de quitter son habit de chef de parti. Il serait hautement souhaitable d'enlever les lorgnettes du PJD qui l’empêchent de voire politiquement claire.

 

 La crise politique engendrée par la démission des ministres de l’Istiqlal a probablement poussée le chef du gouvernement à revoir toute sa stratégie en matière politique, les dernières déclarations de Benkirane sur la nécessité de faire bon ménage avec les amis de Salah Eddin Mezouar, en est la preuve. En affrontant les faucons du PJG, qui n’arrivent pas à comprendre encore que la politique, comme l’a bien dit leur chef, «est l'art du possible, et ce qui est possible ces jours ci c’est l’alliance avec le RNI », Benkirane semble enfin réaliser et convenir que le domaine de la politique n’est surement pas celui de la «Da3oua» (prédication).

 

L’exercice du pouvoir a-t-il appris l’art de la realpolitik aux dirigeants péjidistes ? la réponse dans quelque jours..








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