Samedi 21 Octobre 2017

"Biladi" - «Comarit»: Le pjdiste Abdelmoula en difficulté

Ajouté le 9 Janvier 2012 à 11:22


 

Bachir Znagui


   Le Biladi  qui devait appareiller Mercredi 4 janvier au soir du port de Sète n’a pas pu le faire. 400 passagers sont restés  au quai et n’ont pu être transporté deux jours plus tard que par d’autres ferries grâce à l’intervention des autorités marocaines.


   Un huissier s’est présenté avec une notification de saisie conservatoire du ferry Le Biladi assurant (en alternance avec Le Marrakech) la liaison vers Tanger.  Raison invoquée: des créances (de carburants, en particulier) impayées par son armateur, la Comarit. On apprend ainsi  que deux ferries assurant la ligne Sète-Tanger ont fait l’objet de  cette mesure pour cause de lourdes créances impayées par les compagnies propriétaires marocaines Comarit et Comanav.

 

  A noter, enfin, que la Comarit, qui détient 50 pr cent des parts de la Comanav, revient au milliardaire Samir Abdelmoula qui s’est converti à l’islamisme « pjdiste » l’été dernier après avoir essayé de ramer au sein du PAM.    

 









Les commentaires
  1. hamid [ source fr3 longdoc ]
    1 | 12 Janvier 2012 à 14:00 |


    Ligne Sète/Maroc: quid des salariés?

    11/01/2012

    Ce mercredi, des inspecteurs d'ITF, le principal syndicat international des travailleurs de la mer, ont tenté vainement de monter à bord de l'un des 3 bateaux saisis et bloqués à Sète. Ils s'inquiètent de leurs conditions de vie et des salaires non versés.


    Ligne Sète/Maroc: sombre horizon

    11/01/2012

    Ce matin, des inspecteurs du syndicat international des travailleurs de la mer ITF sont montés sur le Biladi pour contrôler les contrats de travail. Saisis, les 3 bateaux assurant la liaison passagers Sète/Maroc restent immobilisés. Les passagers réclament toujours le remboursement des billets.

  2. hamid [ sorce midi libre sete ]
    2 | 13 Janvier 2012 à 14:26 |

    Bni Nsar, Biladi, Marrakech à quai : la fin d’une ligne ?
    S ANDRA CANAL et PATRICE CASTAN
    08/01/2012, 13 h 34 | Mis à jour le 08/01/2012, 13 h 40
    47 réactions
    Le Marrakech et le Biladi, “retenus“ dans le bassin d’Orsetti. Le Bni Nsar a lui été amarré en sortie de port.
     (VINCENT  AND ORRA )

    Les trois navires assurant la liaison vers le Maroc sont immobilisés dans le port de Sète. Deux sont saisis : la compagnie ComanavComarit devrait plusieurs millions d’euros à différents créanciers.

    Situation inédite, hier, dans le port de Sète. Les trois navires de la société ComanavComarit étaient à quai. Le Biladi et le Marrakech saisis, le Bni Nsar arrêté. Au sol, des centaines de passagers bloqués. À bord, des équipages impuissants. La faute à qui ? Aux créances de l’armateur marocain. Comment en eston arrivé là ? Que vont devenir les bateaux ? Y atil encore un avenir pour les lignes maritimes vers le Maroc ? Autant de questions qui se posent aujourd’hui face au silence assourdissant de l’armateur.

    1. Friture sur les lignes

    D’insuccès en échecs, l’histoire des lignes maritimes “passagers” n’est pas, à Sète, un long fleuve tranquille. Hors les couacs des rotations assurées par la Comanav, la Comarit  (et notamment la brève mise en service du ferry Le Corse ) puis la “ComanavComarit”, avec le Maroc, on se souviendra de l’échec de la ligne avec l’Algérie  (vers Alger et Oran ), en 2005. Une offre qui avait reçu un accueil enthousiaste des voyageurs mais s’était heurtée à un mode de fonctionnement ubuesque du personnel de bord. Sur le Millenium, bateau grec qui assurait la liaison, il n’était pas rare de se voir demander une rallonge pour avoir accès à une cabine pourtant déjà payée  ! Autre gâchis au départ de Sète : la ligne vers les Baléares.

    Lancée en 2003 par la compagnie Medmar, celleci avait attiré 35 000 passagers en six mois. En 2004, du fait de l’effondrement d’une partie du quai d’Alger  (trou qui mettra du temps à être comblé ), le navire avait été invité à accoster dans le port de commerce, quai Colbert. Là, outre la difficulté de convoyer les passagers, charger campingcars, remorques et camions était impossible vu la hauteur  (insuffisante ) du quai, ce qui plombait d’autant la possibilité de rentabiliser les rotations. Et c’est finalement en mai 2005 que l’armateur, effaré par l’accueil des autorités portuaires d’alors, jetait l’éponge.

    2. Navires inadaptés

    Mais comment l’exploitation, en monopole, depuis 1975, de la ligne entre la France et le Maroc atelle pu connaître de tels ratés ? Hormis les raisons inhérentes à la gestion de la compagnie privée issue du rachat, il y a 3 ans, de la Comanav par la Comarit  (et le fait que cette dernière aurait payé très cher les bateaux un temps passés entre les mains de CMACGM ), la conception même des navires assurant cette ligne ferait peser bien des doutes sur la viabilité de l’affaire.

    Les bateaux, de conception ancienne  (une trentaine d’années ), cumulent en effet bien des handicaps. Gloutons en matière de carburant, ils offrent des performances d’un autre âge, naviguant en moyenne entre 15 et 20 nœuds, soit la moitié de la vitesse des navires qui assurent les rotations avec le Maroc au départ de Barcelone. Ils ne permettent pas non plus de convoyer un volume de fret qui garantirait leur rentabilité.

    Au final, même avec 400 passagers à bord, ces navireslà seraient à peine viables. Ces derniers jours, les rumeurs les plus alarmantes et les chiffres les plus fantaisistes circulaient d’ailleurs au sujet des dettes supposées de l’armateur marocain : ici trois millions d’euros  (il s’agirait en fait de l’ardoise laissée au chantier Union naval Barcelona ), là 80 millions. Au Maroc, on parle de milliards de dirhams.

    3 . Que vont devenir les bateaux ?

    À ce stade, difficile de présager de ce que deviendront les deux ferrys saisis, pas plus que le Bni Nsar, “arrêté” faute de passagers. Ce que l’on sait, c’est qu’ils encombrent le port de Sète dont les personnels ont dû se démultiplier, jeudi, pour caser tout le monde. Le trafic marchandises était heure usement calme ce weekend. Plus problématique sera la question des équipages, encore à bord et bloqués sur Sète.

    4. Quid des hommes d’équipage ?

    De l’équipage du Bni Nsar  (qui a succédé au Mistral Express et ne fait pour l’heure l’objet d’aucune saisie ), il ne resterait actuellement à Sète qu’une quinzaine de marins, le personnel de maintenance essentiellement. En revanche, une cinquantaine de membres d’équipage seraient encore à bord du Marrakech et du Biladi. Personnels auxquels la compagnie, selon certaines sources, devrait des arriérés de salaires.

    5. Peuton redresser la barre ?

    Si les rumeurs concernant les créances de la ComanavComarit se confirment, on voit mal comment celleci pourrait sortir la tête de l’eau avec de tels navires. Il se murmure en revanche qu’un armateur serait déjà positionné pour proposer, sur cette ligne, des bateaux du gabarit de ceux qui partent de Barcelone.

    Le viceprésident de la Région, Robert Navarro  (en déplacement à l’étranger, il n’a pu être joint hier ), avait en tout cas été très clair en constatant les mauvais chiffres du trafic passagers au départ de Sète  (moins 11 % en 2011 ) : si le port ne redresse pas la barre, la Région s’économisera l’investissement sur une nouvelle gare maritime. L’ambiance pourrait bien ne pas être à la fête, en ce début d’année, du côté de l’EPR Port Sud de France…

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