Samedi 21 Octobre 2017

Le Conseil de sécurité divisé par la crise syrienne

Ajouté le 2 Fevrier 2012 à 11:52


 

 


Somani Roland Amoussou


  Le siège des Nations Unies à New York s’est transformé en véritable champ de bataille diplomatique au sujet de la Syrie depuis mardi. La Ligue arabe emmenée par les puissances occidentales affronte la Russie pour arracher un compromis en vue d’arrêter les tueries de l’appareil répressif du régime syrien.

 


  Depuis la mi-mars, plus de 5 000 personnes ont été tuées, selon l’ONU. Un bilan qui est loin d’être exhaustif dans la mesure où l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a encore signalé près de 500 morts depuis mardi dernier dans le pays. Mais la Russie persiste et signe, malgré tout. Pour Moscou, il n’est pas question de pointer la responsabilité de Damas du doigt dans cette situation chaotique. « Le Conseil de sécurité n’a pas à se mêler de conflits internes en Syrie », a d’ailleurs soutenu Vitali Tchourkine, l’ambassadeur de la Russie à l’ONU.

 



Pressions économiques

  Pour sa part, le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, chef de la commission de la Ligue arabe sur la Syrie, a évoqué l’échec de la mission arabe en Syrie, en appelant au sens de la responsabilité. « Nos efforts ont été inutiles. La machine à tuer continue », a-t-il admis.

 


  L’organisation panarabe a présenté son plan de sortie de crise, soutenu par les Européens et les Américains, aux quinze membres du Conseil sécurité. Un plan qui prévoit avant tout un départ du président syrien du pouvoir, en vue d’une transition démocratique. Autrement dit, un changement de régime, mais d’une manière subreptice. Et c’est là que le bât blesse. « Le Conseil de sécurité ne peut pas prescrire des solutions toutes prêtes dans les affaires internes d’un pays. Ce n’est pas dans la charte de l’ONU. Si on prend cette habitude, on finira par dire quel roi ou quel Premier ministre doivent démissionner. Ce n’est pas au Conseil de sécurité de dire ça ! », a rétorqué le représentant russe.

 


  Le Premier ministre du Qatar est, toutefois, revenu à la charge pour calmer les esprits. « Nous ne demandons pas une intervention militaire. Nous ne sommes pas en faveur d’un changement de régime mais nous prônons des pressions économiques. Le gouvernement syrien n’a fait aucun effort sincère pour coopérer. Nous venons devant votre Conseil pour vous demander de prendre vos responsabilités et de traiter la tragédie humanitaire qui se déroule en Syrie », a-t-il expliqué. Fort du soutien russe, l’ambassadeur syrien à l’ONU, Bachar Jaafari, a affirmé que son pays « ferait face à ses ennemis », accusant notamment les Occidentaux d’être responsables de la crise.

 



Optimisme

  De leur côté, Washington et Paris ont dénoncé le silence des Nations Unies qui perdure depuis dix mois maintenant. « L’inaction du Conseil de sécurité affaiblit la crédibilité de l’ONU. Certains membres du Conseil s’inquiètent du risque d’une autre Libye, c’est une mauvaise comparaison », a déclaré Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine. « Il est manifeste que les forces de Bachar el-Assad sont à l’origine de presque toutes les attaques qui coûtent la vie à des civils, mais, comme de plus en plus de citoyens prennent les armes face à la brutalité du régime, les violences risquent de plus en plus d’échapper à tout contrôle », a-t-elle ajouté, mettant en exergue le risque d’une guerre civile.

 


  Reste que Moscou demeure intraitable. « Une chose importante manque dans le projet de résolution : une clause claire écartant la possibilité que cette résolution puisse être utilisée pour justifier une intervention militaire dans les affaires intérieures de la Syrie. Pour cette raison, je ne vois pas comment le projet pourrait être adopté », a  déclaré, mercredi, Vladimir Tchijov, le représentant de la Russie auprès de l’Union européenne.

 


   Toutefois, les Européens restent optimistes quant à la suite des événements. « Il reste une chance de parvenir à un compromis avec Moscou dans les prochains jours, en particulier sur le sort du président Bachar el-Assad », a estimé Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères.








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