Lundi 23 Octobre 2017

Banques : Avis de tempête

Ajouté le 24 Janvier 2012 à 9:56


 

 

 

Ahmad Al  Mohammadi

   La crise de la dette souveraine qui secoue l’Europe inquiète les financiers marocains. Au contraire des officiels dont certains minimisent la menace, les banquiers du secteur privé ne cachent pas leur appréhension concernant  ses  conséquences éventuelles sur le système bancaire local. Selon eux, les banques marocaines dont  certaines sont plus ou moins liées organiquement à de grands établissements français ne peuvent échapper à la tourmente financière qui sévit en France et en Espagne.

 

   Hier encore avouée à demi- mots tandis  que les dénégations des officiels sur l’impossibilité d’une contamination en provenance de l’Europe étaient clamées à cor et à cris, la survenue d’une crise bancaire  au Maroc  est de plus en plus envisagée comme une probabilité sérieuse. Selon ces milieux, la France et l’Espagne entrant chaque jour en crise, il est quasiment acquis que les difficultés que vivent les grands partenaires européens économiques et financiers du Maroc finiront par toucher les banques commerciales.

 

   D’autant plus, estiment ces prévisionnistes, que  trois des grandes banques marocaines au moins ont des liens très étroits avec  deux  des grands noms de la finance française. Il s’agit de la BMCI et de la SGMB pour ce qui est de Paribas et Crédit du Maroc pour ce qui concerne le Crédit agricole français.

 

   Bien qu’on ne sache pas avec précision ce que pèsent les trois établissements marocains dans la production financière locale, tant le système marocain est réfractaire  à la transparence, on peut s’en faire une idée à travers l’importance  des investissements financiers français au Maroc. Tous secteurs d’activité confondus,  quelque mille entreprises françaises sont installées au Maroc où elles emploient 115.000  personnes dont plusieurs milliers de cadres européens. Cette présence n’est pas moins manifeste dans le secteur bancaire. Les trois  établissements  liés à Paribas et à la Société générale alignent 7 milliards de dirhams d’investissement et fournissent 8000 emplois. Ce chiffre à lui seul dit en quelle importance doit être tenue la question de l’impact de la crise de la dette souveraine sur le système  bancaire marocain.

 

   En particulier à un moment où, pour se donner de l’air, les grandes banques européennes sont acculées à  réduire leurs investissements à l’étranger et à licencier une partie de leurs personnels. C’est en particulier le cas de BMCI, SGMB et Crédit du Maroc qui viennent d’être dégradées par les sociétés  internationales de notation.








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