Mardi 26 Septembre 2017

Le PJD : le temps est à la prolifération de positions internes critiques

Ajouté le 23 Janvier 2012 à 11:39


 

 


Mohamed Jâabouk

  Le soutien, ou non, des députés PJDistes au gouvernement Benkirane était au cœur d’une rencontre d’orientation entre le secrétariat général et le bureau du groupe parlementaire.

 



  Ce n’est qu’une fois que le vote de confiance de la Chambre des représentants acquis que Benkirane aura du souci à se faire avec certains députés n’ayant pas l’habitude de mâcher leurs mots, comme c’est la cas de Mohamed Bouanou ou Abdelaziz Aftati.

 



  L’approbation de déclaration du gouvernement passe, également, par le PJD. Dans l’après-midi du samedi, le secrétariat général a tenu une réunion avec le bureau du groupe parlementaire de la Lampe à la Chambre des représentants. Des sources au sein du parti nous précisent que toutes les têtes d’affiche du parti y étaient, à commencer par Abdelilah Benkirane « himself » ainsi que les autres ministres membres du secrétariat général. Seul Saâd-Eddine El Othmani, en déplacement au Caire pour assister à une nouvelle réunion de la Ligue arabe dédiée à l’examen de la crise syrienne, n’a pas pu s’y rendre.

 


 
   Du côté des députés, Abdelaziz El Omari, le président du groupe, a pris part à ce premier contact entre les deux parties. «La réunion du samedi était consacrée essentiellement à la déclaration du jeudi devant les deux Chambres du Parlement », précise Abelali Hamieddine, membre du secrétariat général.

 



   A l’instar de leur hiérarchie, les parlementaires du PJD sont appelés à s’adapter au jeu d’un parti désormais aux commandes, en laissant de côté la rhétorique de l’opposition pour soutenir le cabinet Benkirane. Un soutien sans faille et qui doit se manifester clairement lors de la discussion, des lundi et mardi, de la déclaration du gouvernement. El Omari, en sa qualité du président du groupe parlementaire, est appelé, lors de son intervention au nom du PJD, à traduire cette adhésion à l’action de l’exécutif.

 



  Dans l’ensemble, Benkirane n’aura  nullement à s’inquiéter du discours d’El Omari. Le secrétaire régional du PJD à Casablanca est réputé pour être un proche du chef du gouvernement à qui il doit beaucoup dans son ascension. Ce n’est qu’une fois que le vote de confiance de la Chambre des représentants acquis que Benkirane aura du souci à se faire avec certains députés n’ayant pas l’habitude de mâcher leurs mots, comme c’est la cas de Mohamed Bouanou ou Abdelaziz Aftati.

 


Le 7e congrès en ligne de mire

  Une possibilité à ne pas écartée, le 7e congrès de la Lampe, prévu cette année est un élément qui devrait favoriser à la prolifération de positions internes critiques. En attendant ce rendez-vous, des idées commencent à circuler entre des membres du PJD afin de prendre une distance convenable avec le gouvernement.

 



  En plus de cette réflexion, encore timide, une autre idée commence à se frayer doucement son chemin entre les militants de la Lampe. Elle concerne l’impact négatif de la participation des têtes d’affiche du PJD au cabinet Benkirane sur l’organisation du parti. À titre d’exemple, les quatre hommes forts de cette structure partisane sont occupés par les exigences des départements ministériels qu’ils président : Abdelilah Benkirane à la présidence du gouvernement, Abdellah Baha, son 1er adjoint, ministre d’Etat, Lahcen Daoudi, son second adjoint, aux Affaires générales et Saâd Eddine El Othmani, le président du conseil du PJD, aux Affaires étrangères. Comment concilier entre ces responsabilités gouvernementales et les engagements partisans ? C’est la question qui taraude bien des esprits au sein de la Lampe.

 



   Le 7e congrès de cette année devrait, en principe, nous apporter les premières réponses à cette question. Sous d’autres cieux, cette question n’a pas  raison d’être. Le secrétaire général d’un parti passé aux commandes et nommé chef de gouvernement quitte immédiatement sa fonction partisane pour se consacrer pleinement à la gestion des affaires du pays. Nous l’avons constaté avec Lionel Jospin qui avait cédé, en  1997, la direction du PS à François Hollande. Chez-nous, cet exemple n’a pas encore fait des émules. Au contraire, nous introduisons des amendements aux statuts internes du parti, limitant les mandats du secrétaire général, afin qu’ils puissent bénéficier d’un 3ième parce qu’il est Premier ministre.








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