Mercredi 24 Mai 2017

El Othmani en Algérie : de l’Uma à l’Oumma

Ajouté le 21 Janvier 2012 à 10:45


 

 

 

Ahmed  Al Mohamadi

 

  Saàd dine El Othmani  veut travailler les fers qui entravent la marche du Maghreb tant qu’ils sont  chauds. Quelques jours seulement après une remarquée prise de fonction au cours de laquelle il a dévoilé les orientations de la nouvelle politique étrangère du Maroc concernant ses grandes filiations naturelles, le ministre a affirmé  vouloir se rendre en Algérie.

 

   Comme cette déclaration d’intention intervient peu après l’annonce d’un nouveau round de discussions sur le Sahara à Manhasten , certains y ont vu la volonté du cabinet Benkirane d’ essayer de se trouver des partenaires afin de sortir la région du cercle vicieux de l’incompréhension et de l’immobilisme. En clair, ils pensent qu’El Othmani  a tiré la leçon des récentes affirmations  d’organismes internationaux qui ont convenu que la question du Sahara n’est pas tant une affaire de décolonisation ou d’autodétermination comme tente de le faire accréditer l’Algérie, qu’un problème frontalier entre ce pays et le Maroc.

 

   A ceux qui en doutent , des analystes rappellent qu’en guise de solution au problème, le Président algérien s’est laissé aller à proposer un partage des territoires  avec le Maroc. Si  cette initiative a fait long feu, son souvenir est resté comme l’une des reculades les plus  pitoyables de l’histoire du continent. En panne d’idées, le chef de l’Etat algérien, qui pourtant s’était déclaré  à plusieurs reprises ne pas être partie prenante dans le conflit, a  déclaré se suffire de la cession d’Oued Eddahab à son pays pour considérer l’affaire comme définitivement close. Cette faute gravissime qui met à nu  les véritables ressorts de la politique algérienne  vis-à-vis de la question du Sahara marocain, n’a cependant pas été exploitée par le Maroc au mieux de ses intérêts.

 

   Aujourd’hui que l’une et l’autre parties semblent s’acheminer vers une plus juste appréciation des choses, les espoirs sont grands de voir l’immense gabegie de la brouille prendre fin. En effet le malentendu qui s’est installé entre le Maroc et l’Algérie nuit non seulement à leurs intérêts propres, mais encore bloque l’édification de l’ensemble maghrébin. Or estiment de nombreux experts onusiens, la non-construction de l’UMA coûte aux pays de la région la bagatelle de 20 milliards de dollars américains chaque année.

 

   Cependant si les avantages de cette édification sont évidents, en particulier à un moment où la mondialisation impose une certaine masse critique, le chemin qui y mène est ardu. C’est pourquoi l’initiative d’El Othmani est suivie avec grand intérêt. Beaucoup pensent qu’un éventuel rapprochement entre les « frères ennemis du Maghreb » devrait se faire par étapes. Qu’au demeurant ce retour à la normale  devrait commencer par des solutions techniques avant de s’étendre aux questions politiques. Ils avancent que l’un des sujets qui pourraient être discutés  est la réouverture des frontières. Elles avaient été fermées par l’Algérie en 1994  en représailles au visa d’entrée imposé par le Maroc aux ressortissants de ce pays après l’attentat terroriste de l’hôtel Asni. Cette réouverture a toute chance de se réaliser depuis que le Maroc a levé  cette obligation de visa en 2004 obligeant l’Algérie à faire de même en 2005. En fait, elle a nettement pris tournure depuis que Rabat a publiquement souhaité en 2008 la normalisation aux frontières.

 

   Cette entrée en matière réalisée, les experts pensent que les deux voisins devraient alors se pencher sur le délicat problème du tracé de ces mêmes frontières. Ce bornage  passe pour être le plus flou sur le continent. De fait, hormis  les 500 kilomètres qui longent l’oued Kriss jusqu’à « Zouj Bghal », ce tracé fluctue  au gré des humeurs «  de l’armée algérienne et des contrebandiers des deux bords ». Il semble toutefois que l’affaire ne soit pas aisée, cette question touchant à la question du Sahara ; problème auquel on n’a pas réussi à  trouver solution depuis 37 ans.

 








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