Dimanche 24 Septembre 2017

Inquiétudes pour deux militants mozabites extradés de Melilla à la demande d'Alger

Ajouté le 9 Septembre 2017 à 19:29


Lareleve.ma

 

 

Les autorités espagnoles s’apprêtent à extrader vers l’Algérie deux militants du Mouvement pour l’autonomie du Mzab, MAM. Il s’agit de Salah Abbouna, 36 ans, et Khodir Sekkouti, 45 ans, qui ont fui les rafles des services de sécurités opérées dans la Valée du Mzab et se sont réfugiés dans l’enclave de Mélila en juin 2017 après avoir passé près de deux ans sur le territoire marocain.


Une décision qui en rajoute au calvaire de la minorité mozabite, victime d'une sanglante répression en 2015 accompagnée d'une vaste campagne d'arrestations dans les rangs de ses militants, à leur tête Kamal Fakhar, toujours en prison. Le gouvernement Rajoy a décidé, lors du conseil des ministres de vendredi 8 septembre, d'autoriser l'extradition de deux activistes de cette minorité amazighe persécutée, annonce l'agence d'information Europa press.

 

Les intéressés, Salah Abbouna et Khodhir Sekkouti, se trouvaient depuis juillet dernier dans le préside occupé de Melilla, où ils ont revendiqué en vain un droit de refuge. Seulement, ce n'est pas de cet œil que l'ont vu les autorités algériennes, qui accusent les militants amazighs de terrorisme! En effet, les activistes sont soupçonnés d'"avoir publié sur les réseaux sociaux, entre 2013 et 2016, des commentaires avec des invitations explicites à commettre des violences et des actions contre la sécurité de l’État et l’unité nationale"!

 

Une parade aisément trouvée par le régime algérien pour étouffer toute velléité d'opposition, ou toute revendication d'ordre ethnique ou religieux.

 

Pour rappel, la minorité mozabite a été victime d'une vaste purge lors des affrontements interconfessionnels survenus à Ghardaïa en octobre 2015 avec la majorité arabe de confession malékite, soutenue par les autorités algériennes. Une purge qui a soulevé une vague d'indignation au sein des ONG de défense des droits de l'Homme.

 

Comble du ridicule, les autorités algériennes, relayées par leurs ouailles médiatiques, avaient accusé le Maroc d'avoir fomenté ces affrontements, sans être en mesure d'apporter la moindre preuve de leurs accusations incongrues.


Arrivés clandestinement au Maroc en octobre et novembre 2015, Salah Abbouna et Khodir Sekkouti ont pris attaches avec les structures de l’UNHCR et les autorités Marocaines. « Ils ont entamé les démarches pour se faire reconnaître comme des réfugiés politiques. Jamais ils n’ont eu le moindre écart de comportement ou de conduite dans leur société d’accueil », précisent les initiateurs du comité de soutien des deux militants.








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