Jeudi 25 Mai 2017

L'opinion publique espagnole otage de ses fausses perceptions sur le Maroc

Ajouté le 8 Fevrier 2017 à 15:05


Ces agissementsne ne s’expliquent pas seulement par une idéologie ou un choix politique rationnel, mais surtout par des réflexes qui relèvent de l’inconscient qui maintient vivant l’héritage de la «reconquista» et du protectorat.


Koumina Mohamed Najib

 

D’où vient ce malentendu récurant entre Espagnols et Marocains ? Qu’est ce qui rend la communication difficile et les relations tumultueuses entre les deux parties ?

 

Les agissements d’une certaine extrême gauche européenne, influencée par l’extrême gauche espagnole, contre l’intégrité territoriale du Maroc et contre le partenariat entre le Maroc et l’UE ne s’expliquent pas seulement par une idéologie ou un choix politique rationnel, mais surtout par des réflexes qui relèvent de l’inconscient qui maintient vivant l’héritage de la «reconquista» et du protectorat.

 

Ce qui est paradoxale c’est que l’extrême gauche espagnole, qui prétend défendre certaines valeurs universelles, adopte un comportement contradictoire en essayant d’instaurer l’amnésie, visant à contourner  la responsabilité du colonialisme espagnole dans le conflit qui oppose le Maroc aux séparatistes parrainés par un pouvoir algérien corrompu et corrupteur, et en continuant à entretenir et alimenter, dans des proportions jamais égalées,  l’hostilité au Maroc comme nation, à l’Etat marocain et peuple marocain.

 

Cette hostilité au Maroc, dont le soutien aux séparatistes est l’une des manifestations, ressuscitant, inconsciemment, l’esprit colonial Espagnol né au 16e siècle,  fait perdurer, voire aggraver, des préjugés et des stéréotypes qui n’ont rien à voir avec les valeurs et la culture humaniste  de la gauche.

 

L’opposition à certaines conventions entre le Maroc et l’UE, qui s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat entre les deux parties, reflètent en fin de compte un réflexe de défense des intérêts locaux et une réaction contre les autres alliances du Maroc en Europe,  qui a un rapport avec l’histoire colonial également.

 

Comment expliquer qu’une extrême gauche espagnole milite pour fragiliser un pays voisin en se servant des séparatistes et des mensonges algériens? Il faut aller chercher les causes dans l’imaginaire, les stéréotypes et les préjugés de l’homme espagnol qui continue à croire, selon les sondages et les études effectués par des spécialistes, que le Maroc et les marocains constituent une menace pour l’Espagne. L’extrême gauche, comme l’extrême droite d’ailleurs, se trouvent unies dans leur hostilité au Maroc. Les deux parties partagent également un populisme  qui ne laisse pas d’espace à la rationalité et à des idées ou des positions qui n’insultent pas l’avenir.

 

Loin de l’actualité courante, notre confrère Mohamed  Boundi, reconverti à la recherche scientifique en sociologie après une expérience professionnelle honorable, est allé chercher les origines de l’hostilité de l’opinion  publique espagnol au Maroc et aux marocains, qui influencent certaines réactions des extrêmes espagnols,  dans un livre, disponible aujourd’hui sur Amazon.

 

Nous avons trouvé utile de publier la présentation de ce livre faite par le site du géant mondial de l’édition. Cette présentation affirme la singularité d’une recherche, invoquant un nouveau paradigme et une nouvelle piste, qui doit se poursuivre pour permettre une gestion optimale des relations entre le Maroc et l’Espagne et éviter certaines crises qui ressurgissent, constamment, entre marocains et espagnols.

 

Ci-après la présentation du livre faite par Amazon

 

    Le Maroc dans l’opinion publique espagnole: imaginaire, préjugés et stéréotypes est un essai sociologique (Ed. CIIDYC, Madrid) qui a surgi d’une longue réflexion sur les causes des secousses qui surgissaient dans les rapports entre le Maroc et l’Espagne et créent un climat d’opinion hostile au royaume, à sa population et à ses institutions au sein de la société espagnole. C’est aussi une tentative d’expliquer les motivations des préjugés et stéréotypes collés aux marocains, et, qui ont rendu l’entente quasi-impossible entre les peuples des deux rives du Détroit de Gibraltar durant plusieurs décennies.

 

     Nombreux sont les facteurs qui ont placé le Maroc, depuis la deuxième moitié du 19e siècle au milieu des appétits du colonialisme naissant espagnol après la perte de Cuba et des Philippines. C’est durant cette période où les contacts entre les peuples marocain et espagnol furent intenses. Malheureusement, réapparurent les vieux préjugés et rivalités vécus à la fin de la présence musulmane dans la péninsule ibérique (Al-Andalous).

 

    Ce sont les partis politiques, les négoces et l’église qui furent les animateurs des courants d’opinion favorables à un discours dénigrant durant le protectorat. Plus tard, à cause des contentieux territoriaux en suspens et d’autres en rapport avec la pêche et les exportations agricoles, la société civile espagnole a pris le relai pour s’exprimer à travers les média, les baromètres d’opinion et les leaders d’opinion.

 

     Ceci démontre que les relations maroco-espagnoles sont constamment régies par un échange de regards chargés souvent d’amour et d’autres de haine. Actuellement, et grâce à l’émergence d’une forte société civile au Maroc et en Espagne (entrepreneurs, intellectuels et universitaires), les vieux stéréotypes et préjugés usités dans les manuels scolaires, la littérature et le cinéma espagnols (surtout durant le protectorat espagnol sur le nord du Maroc) sont considérés comme un résidu du passé qui perdent graduellement leur charge dénigrante. Par exemple, l’intérêt de la presse espagnole pour le Maroc est reflété dans le grand nombre d’informations et commentaires publiés. Dans le domaine académique, les études sur le système marocain s’intéressent à l’institution monarchique, aux élites politiques, aux institutions législatives et à l’éruption d’une forte classe d’entrepreneurs. En témoigne la présence au Maroc jusqu’au début de la grande crise économique en Espagne en 2008 de correspondants des principaux médias espagnols. Leur mission, affirment-ils, est d’informer régulièrement de l’actualité marocaine, élaborer des chroniques, reportages et interviewer les acteurs politiques et sociaux.

 

    Cet ouvrage a pour objectif d’étudier précisément l’image du Maroc dans la société civile d’Espagne. Il s’intéresse surtout à la participation de la presse au débat sur le système politique marocain par le biais de commentaires et chroniques publiés régulièrement sur des thèmes classiques dans les relations entre Rabat et Madrid (immigration, pêche, ou mouvement islamique). Durant les moments de crise, la presse espagnole changeait de ton et d’angle pour traiter des contentieux en suspens entre les deux pays.

 

    L’étude de l’image du Maroc dans l’opinion publique a exigé ainsi l’analyse des origines et motifs des désaccords durant un siècle et demi de relations bilatérales. L’objectif est de voir si les vieux stéréotypes à l’égard du Maroc et des marocains se maintiennent-ils dans l’imaginaire espagnol. La présentation de quelques théories psychosociales sur l’opinion publique, les stéréotypes et préjugés aident à développer une première réflexion relative à l’image de l’immigré marocain au sein de la société espagnole








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