Samedi 21 Octobre 2017

L'éditorial de la semaine : Janvier 2016, un mois chargé de douches froides

Ajouté le 1 Fevrier 2016 à 17:21


L’omnipotent Ahmed Gaïd Salah, qui s’est taillé une constitution à sa mesure, aurait échappé à un attentat dans la localité d’El Oued, non loin de la frontière libyenne..



Lareleve.ma

 

         C’est la bérézina pour pas mal de monde en ce mois glacial de janvier, à commencer par  la douche froide prise par «Al Adl Wal Ihsane» le samedi 16,  de la part des autorités turques qui lui ont interdit,  l’organisation à Istanbul d’une rencontre de sa fondation «Al Imam Al Morchid», et l’accès de leur territoire à son secrétaire général adjoint, Fathallah Arsalane.

 

         Coup dur pour la  «Jamaâ», qui était très active dans le pays de Recep Tayyip Erdoğan, où elle compte un nombre conséquent d’adeptes. La lune de miel entre «Al Adl Wal Ihsane» et les autorités turques se serait-elle terminée en nageoire postérieure de poisson ? Tout semble penser à le croire, au vu de l’important dispositif sécuritaire qui avait été mobilisé par les autorités d’Istanbul afin d’interdire cette rencontre supposée être internationale.

 

          La réaction des petits gourous de la secte qui ne s’est pas faite attendre, a été des plus laconiques : «réaction mystérieuse de la part des autorités stambouliotes, simple malentendu, ou pressions exercées sur Ankara (sans en citer l’origine) ?». Il coule de source que les distances prises par la Turquie trouveraient leur origine dans son inquiétude de voir la contestation, dont la secte a fait son «pain bénit» au Maroc, importée dans les rues  d’Istanbul, d’Antalya ou d’Izmir.

 

         Car, après avoir surfé sur les vagues du «mouvement 20 février» dont on dit qu’elle s’est désengagée depuis, la voilà aujourd’hui frayant, encore une fois, avec les hiérarques «d’Annahj Addimocrati», attisant sur leurs flancs, la controverse engendrée par les deux décrets portant sur la situation des professeurs stagiaires.  

 

         Que l’on ne s’y trompe pas, la remise en cause de l’ordre social, politique et économique établi, la critique systématique des institutions existantes et de l’ordre des choses, a toujours été le jeu favori des adeptes de cette secte, qui sous leurs apparences débonnaires, n’ont jamais  été capables de se fondre dans une démocratie naissante mais viable, hissant le culte de la personnalité à son paroxysme,  allant jusqu’à cueillir la salive de leur ancien maître à penser (pour s’en induire le visage et le corps), postillonnant lors de ses «fameuses jallassates» où il les affabulait de ses rêveries à dormir debout.

 

         Elevé au rang d’aruspice, adoubé du titre de cheikh, Abdeslam Yassine,  avait pu, avec la complicité des membres de sa famille, et de son entourage proche au sein de la «jamaâ», s’assurer une vie confortable, basée sur le lucre, loin de l’esprit de la loi «Claudia» destinée à contenir la cupidité des prélats romains.

 

          Pis, l’argent et la fièvre de la copulation, ont toujours fait partie du quotidien des membres de cette faction, qui frappés de schizophrénie, se sont lancés -selon les nombreux témoignages d’anciens de leurs co-adeptes repentis- dans le racket et l’échangisme. On est loin du stupre de la petite fille du cheikh, qui depuis s’est rangée, tout en rompant le contact avec le nouveau directoire. On se retrouve dans une situation kafkaïenne où la niaiserie est portée à l’extrême, où le discernement se tient caché par peur du sens commun.

 

         On se demande vers où vogue la «jamaâ», qui n’a jamais cessé de cultiver l’opacité des circuits de ses financements et la propension de certains de ses adeptes pour le jihadisme le plus radical. On se demande encore, jusqu’où ira le fanatisme de ses apprentis gourous, dans leur quête absurde de la khilafa et de l’instauration d’un état sectaire, aux antipodes du développement, de la démocratie et de la modernité.

 

         Mais que penser lorsqu’un mouvement se disant démocratique et se voulant laïc, et une association qui n’a d’humanitaire que le nom,  se transbahutent avec ces illuminés, pour faire de la contestation pour la contestation, pour appeler à la haine et à la négation de l’autre, et pour se remplir les poches avec des subventions aux origines douteuses. Mustapha Kemal Atatürk doit se dilater la rate dans sa tombe. 

 

        2ème acte qui tombe comme un couperet: le grassouillet et très vultueux général de corps et non moins vice ministre algérien de la défense, l’omnipotent Ahmed Gaïd Salah qui s’est taillé une constitution à sa mesure, aurait échappé à un attentat dans la localité d’El Oued, non loin de la frontière libyenne. Rien que çà, les balles auraient, dit-on, rebondi sur l’hypogastre exubérant du généralissime, privant sa progéniture de ses douces rêveries d’héritage.

 

        Connu pour son caractère bourru et son entière disposition à l’éradication totale de tous les empêcheurs de tourner en rond, à 74 ans cet amateur de bonne chère, refuse de plier devant la grande faucheuse, s’agrippant corps et âme au pouvoir, après avoir damé le pion à Said Bouteflika, avec qui il n’est plus en odeur de sainteté, et s’être vu nominer aux oscars des satrapes les plus corrompus de la planète.  

 

        Il faut dire que le bougre a de quoi faire, ou plutôt de quoi se servir dans le budget de l’armée algérienne, et notre rondelet commandant en chef ne s’est pas fait pas prier pour tarauder, à grands coups d’excavatrice, dans les coffres forts de son ministère, soigneusement mis à sa disposition.

 

        Mais ce qui turlupine le plus l’algérien lambda, ce n’est pas l’avenir radieux des officiers supérieurs de son armée, c’est surtout le risque de voir son pays replonger dans le chaos des années 1990, avec leurs lots d’enlèvements, d’assassinats politiques et de règlements de comptes.

 

       Car il s’agit bien là de règlements de comptes, de guerres de  clans qui se poursuivent  à l’intérieur même du sérail, après l’acharnement d’Ahmed Gaid Salah à démanteler plusieurs directions du Département de Renseignement et de Sécurité pour en faire une coquille vide, en  limogeant  la quasi-totalité des officiers qui en formaient l’ossature.

 

       Le premier à avoir subi les affres des représailles du généralissime a été sans aucun doute Mohamed Mediène, l’ancien responsable du DRS qui s’est vu débarqué manu militari pour avoir eu l’outrecuidance d’enquêter sur les origines douteuses de la fortune de son plantureux patron.

 

        Mohamed Mediène aurait-il décidé de se venger, en organisant avec ses anciens acolytes, l’attentat d’El Oued? Une guerre des clans qui dégénère en liquidations physiques? A ce jour, aucune information n’a filtré sur cette affaire qui n’a fait que renforcer le malaise qui prévaut au sein de la populace, au lendemain du fameux incident de Zéralda, où des rumeurs persistantes ont laissé croire à une tentative d’assassinat du président Bouteflika, ayant couté leurs postes à trois généraux. On ne peut que prédire la dimension que prendra cette guerre entre mafieux de l’armée algérienne et des appareils sécuritaires, et ses répercussions funestes sur le devenir incertain de l’Algérie.

 

        Douche froide également pour Eric Laurent et Catherine Graciet qui ont troqué leurs habits de journaleux pour celui de maîtres-chanteurs en herbe. Nos deux turlupins qui n’ont rien trouvé de mieux que de jouer aux apprentis raquetteurs, se sont vus déboutés par la justice de leur pays qui a refusé l’annulation des preuves enregistrées de leur tentative d’extorsion de trois millions d’euros, à la plus Haute Autorité de l’Etat marocain.

 

        Nos deux Pieds Nickelés du journalisme d’investigation, qui ont été mis en examen pour chantage et extorsion, continuent pourtant de nier les faits, Eric Laurent défendant l'idée d'un "deal personnel" et Catherine Graciet estimant "être tombée dans un piège".

 

        S’ils se sentent tellement surs d’eux, pourquoi nos deux petits filous appréhendent-ils tellement l’indépendance de la justice française ? Tout simplement parce qu’ils se savent coupables et risquent, au bas mot, de se voir retirer leur carte de journaliste avec interdiction définitive d'exercer leur métier qu’ils ont couvert  d’opprobre, sans compter les frais du procès…

 

        Mais même s’ils ont enfreint toutes les règles de la déontologie, nos deux escrocs restent soutenus par une frange de leurs collègues de «la gauche caviar française», qui n’ont pas manqué de réapparaitre dans toute leur splendeur, en accourant à leur rescousse, et en mettant à leur disposition des pans entiers de leurs canards.








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