Lundi 25 Septembre 2017

Les femmes d’abord: La volte-face du PPS et de l’Istiqlal

Ajouté le 16 Janvier 2012 à 10:42


 

 

Ahmad Al Mohammadi

 

   Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) n’arrête pas d’en faire. Quelques semaines seulement après avoir présenté une  liste de ministrables dans laquelle ne figurait aucun nom de femme, le voilà qui demande un remaniement ministériel qui rendrait justice à nos compagnes en leur accordant une plus grande participation dans la gestion des affaires de la maison. Sans doute vaut-il mieux tard que jamais, mais en tout état de cause cette « remise à la page » donne raison à ceux qui pensent que le parti du livre a perdu son texte.

 

   Toutefois, il n’a rien perdu de son habileté manœuvrière. Qu’on en juge ! Contrairement à ce qu’indiquent les mœurs politiques, ce n’est pas le secrétaire général de ce parti qui demande plus de femmes dans la composition du gouvernement, mais des seconds couteaux qu’il espère adouber pour sans doute élargir le cercle de ses fidèles au sein de l’appareil du parti. Car si on comprend que Nouzha Squalli qui fut ministre  - dans le désordre- de la solidarité, de la famille et du développement social en redemande, on ne voit pas à première vue ce que la féminisation du gouvernement rapporterait à Karim Taj. Promu chef de cabinet de Nabil Benabdallah à l’Habitat après l’avoir été de Naciri à la communication, « ce jeune cadre du Parti » suivant ce qu’en disent ceux qui en espèrent  grand bien n’est connu au sein de son organisation que comme un ami des premiers de la classe. Jusqu’à aujourd’hui il n’a fait montre d’aucune qualité de celles qui fondent le mérite dans un parti politique digne de ce nom. Mais peut être que l’actuel PPS n’a pas besoin de stratèges, de visionnaires, de théoriciens, de gestionnaires  et encore moins de politiques aujourd’hui  où  son seul référentiel est de ne pas perdre sa place au gouvernement.

 

   Ceci dit, le PPS devrait pouvoir s’éviter de sombrer complètement  dans l’infamie. Demander qu’il y ait plus de femmes au gouvernement alors que manifestement on n’en a pas proposé en nombre qui permette la survie du genre, c’est proprement de la mauvaise foi. Certes, les nouveaux cadres de ce parti rétorqueront que des noms de femmes ont été proposés dans la liste et que la sélection naturelle a eu raison de cette volonté originelle. Sauf que cela n’est pas la réalité des faits et que la lutte pour les sièges a été si âpre que des éclats en sont parvenus sur la place publique et que parmi les noms prononcés ne figurait aucun patronymes de femmes. Et que si on a dit que Souhail  a menacé de s’en aller  s’il ne devenait pas ministre et que Smail Alaoui a évoqué sa démission si son parent Amine ne siégeait pas au gouvernement, personne n’a  entendu dire que quelqu’un s’est élevé contre la marginalisation de Nouzha Squalli ou de Charfate ou de l’une  des nombreuses militantes du PPS dont les compétences de gestion ne sont plus à démontrer.

 

   Evidemment ce qui s’applique au PPS va à l’Istiqlal qui lui aussi demande à ce qu’il soit fait plus de place aux femmes dans le gouvernement. Certes la remarque du recul de la participation féminine qui est passée du seuil de 25%  à celui de 0,5% est fondée mais, en tout état de cause elle l’était déjà au jour de la constitution du gouvernement. Il faut donc chercher les raisons de cette nouvelle levée de boucliers ailleurs.

 








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