Lundi 25 Septembre 2017

La vieille dame du riad: nouvel opus de Fouad Laroui

Ajouté le 13 Janvier 2012 à 14:22


 


Fouzia Marouf


  Écrivain prolifique parvenu à s’imposer dans le sérail littéraire parisien, Fouad Laroui, dont le précédent roman, Une année chez les Français, figurait sur la liste du prix Goncourt 2010, signe un nouvel opus, La vieille dame du riad.

 


  Incisif, drôle, maniant le verbe haut du côté de toutes les strates humaines au fil de sa foisonnante œuvre, Fouad Laroui est un  auteur à succès, doté d’un esprit d’analyse mordant. Ce qui confère à son style dénué de niaiserie et de facilités, à sa plume parfois trempée dans le vitriol, des airs de caricaturiste en phase avec l’air du temps. Aucun genre littéraire ne le déroute. Excellant en poésie, ou à travers les lignes du récit comme pour celles de la chronique, il met toujours en exergue, le rosebud des personnages qui l’entourent. Chroniqueur à l’hebdomadaire Jeune Afrique, il est celui qui nous ouvre des horizons sur les tranches de vie aux Pays-Bas, de nos compatriotes marocains, au plus fort du mois de ramadan, ou encore sur les séquences insoupçonnées dans les cuisines d’un hôpital. Souviens-toi, ami lecteur de l’une de ses chroniques vérité, évoquant les excès d’humeur d’un patron et de son garçon de café, travaillant tous deux aux Pays-Bas pendant la période ramadanesque et qui n’osaient s’avouer qu’ils fumaient tous les deux à l’insu de l’autre, chacun en mal de nicotine au courant de la journée.



Bienséance

  Les deux hommes avaient honte de fumer l’un devant l’autre et un drôle de jeu s’exerçait enter eux, au nom de la bienséance, requise durant ce mois sacré. Démontrant bien, que même loin du bercail, ils étaient ou surtout tentaient de suivre un mode de vie lié à la tradition, et se vouant à chacun, un profond respect. Et son acuité d’observateur se poursuit encore durant la même période, lorsqu’il nous raconte, tout le mal que la direction d’un hôpital se donne, afin que ses patients d’origine marocaine, puissent goûter aux délice des beghrir et garder leur équilibre… Oui, oui. Las, de voir défiler une batterie de cuisiniers incapables de faire des beghrir, dans leur plus pur secret, le directeur d’un hôpital a décidé de faire appel au talent culinaire d’une grand-mère marocaine ! Du coup, cela, nous réconcilie avec la mauvaise réputation des Pays-Bas et de leurs caricatures de très mauvais goût sur le Prophète et non pas sur les beghrir. Revenons, donc à la littérature, après cette leçon de cuisine et de vie, avec le nouveau roman de Fouad Laroui, La vielle dame du riad (éd. Julliard).



Un récit qui convoque l’Histoire


   Figurant sur la liste des romans du prix Goncourt, tant attendu, chaque saison dans l’Hexagone, avec son précédent opus, Une année chez les Français, qui succédait au roman Le jour où Malika ne s’est pas mariée, La vielle dame du riad signe définitivement le singulier talent de Laroui. L’auteur nous embarque dans un bel ouvrage, inspiré par l’acquisition d’un jeune couple français, qui débarque dans la Cité ocre, d’un riad afin de vivre dans ce bien. L’histoire ne s’arrête évidemment pas là, et le propos prend tout son sens ainsi que le génie du titre lorsque ce couple s’aperçoit qu’une vielle dame vit au beau milieu de leur riad. Il serait facile de poursuivre la suite de ce drôle de récit, brillamment signé par Fouad Laroui, mais, à présent c’est à toi, ami lecteur de poursuivre l’histoire en te plongeant entre les lignes de ce roman, qui convoque l’Histoire marocaine et l’Histoire française, à nouveau liée le temps de cette œuvre, inscrite entre passé et présent par la voix d’êtres de papier, peut-être éternels. L’auteur y dépeint, une galerie de portraits attachants, actuels, de dignes héros de notre quotidien.








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